Le couvre-feu est reconduit dans les périmètres de la place de la République et des Halles chaque nuit de 23H00 à 06H00 jusqu'à lundi matin, une mesure en vigueur depuis les violences et pillages du week-end, selon un arrêté de la préfecture de police publié jeudi.
La préfecture de police a également de nouveau accompagné cet arrêté d'une interdiction visant "tout rassemblement non déclaré" dans la soirée et la nuit de jeudi à vendredi, notamment autour de l’Élysée, de l'Assemblée nationale, du Sénat, de l'avenue des Champs-Élysées ou encore des gares. Les deux interdictions valent pour les majeurs et les mineurs.
Les musées parisiens du Louvre, d'Orsay, Picasso et le Grand Palais seront exceptionnellement fermés samedi en raison des manifestations prévues dans la capitale française, a annoncé jeudi le ministère de la Culture dans un communiqué.
En vue de cette nouvelle journée de mobilisation nationale, le ministère appelle également "l'ensemble des établissements placés sous sa tutelle" à prendre toutes les mesures pour assurer "la sécurité des visiteurs", "la protection des agents" et "la préservation des oeuvres".
Toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, seront interdites samedi à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône "pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure", a annoncé jeudi la préfecture du département.
Invoquant "les pillages, dégradations et actes de vandalisme" survenus le weekend dernier, la préfecture annonce également dans un communiqué que les transports en commun seront suspendus de samedi 05h à dimanche 05h dans l'agglomération marseillaise. Par ailleurs, le couvre-feu actuellement en vigueur pour les mineurs dans l'hyper-centre de la ville et certaines zones commerciales va être élargi aux majeurs pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.
"Ce n'est pas l'éducation qui coûte trop cher, c'est l'armée, c'est la guerre" : quelques milliers de lycéens et étudiants manifestent une nouvelle fois jeudi pour dénoncer notamment la "répression" des autorités, qui ont interdit plusieurs cortèges depuis samedi.
A Paris, des centaines de personnes se sont rassemblées près de l'arrêt de métro Saint-Marcel, dans le 13e arrondissement, souhaitant aller jusqu'à Bastille en passant par les gares d'Austerlitz et de Lyon.
La préfecture de police de Paris avait interdit cette manifestation à l'appel de l'Interfac d'Ile-de-France, qui rassemble des étudiants des assemblées générales de différentes universités.
La justice administrative a finalement suspendu en urgence cette interdiction peu avant 14H00. Mais faute d'avoir reçu la motivation du tribunal, le préfet de police considère que "les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour permettre cette déambulation" et a décidé d'un rassemblement "statique", se disant soucieux "de garantir la liberté de manifester", a précisé à l'AFP la préfecture de police.
La famille de l'homme de 59 ans décédé samedi pendant les violences à Paris réclame que les résultats de son autopsie soient communiqués "au plus vite" par le parquet, qui a ouvert une enquête en recherches des causes de la mort, a déclaré jeudi son avocat à l'AFP.
"Nous demandons ces résultats d'autopsie dès qu'elle aura été effectuée, pour connaître les causes de la mort", a insisté Me Youri Krassoulia, mandaté par la conjointe du défunt, un intermittent du spectacle "sans problème cardiaque".
"Personne ne nous tient au courant de ce qu'il se passe. Personne ne veut nous donner d'information plus précise", a-t-il déploré.
Une enquête pour "recherches des causes de la mort" a été ouverte par le parquet pour déterminer les circonstances de la mort de cet homme qui, selon les premières constatations rapportées par le ministère public, aurait succombé "des suites d'un probable malaise" près de République.
L'homme est décédé rue du Château-d'Eau, une artère qui part de la place de la République, l'un des épicentres des violences de samedi. Son corps a été transporté à l'institut médico-légal, avait précisé le parquet.
Ses proches cherchent désormais toutes informations ou témoignages, notamment des vidéos, qui ont pu être prises avant et au moment du décès, selon Me Krassoulia.
Un étudiant d'une vingtaine d'années a été mis en examen jeudi pour "destruction par incendie" et placé en détention provisoire pour avoir participé à l'incendie de l'université de Rouen le 17 octobre, selon le parquet de Rouen.
Durant sa garde à vue qui avait débuté mardi matin, l'étudiant "a gardé le silence", précise le procureur de la République de Rouen Sébastien Gallois dans un communiqué.
Le jeune homme a le profil d'un étudiant "a priori banal" et "n'a pas agi seul, donc les enquêteurs vont devoir identifier avec qui il a pu monter ce projet" d'incendie de l'Espace Michel Serres, avait expliqué le procureur mardi devant des journalistes sur le campus de la faculté des lettres de Rouen à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime).
Le magistrat y accompagnait le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, en visite sur le campus.
C'est notamment l'exploitation des images de vidéosurveillance qui a permis d'identifier rapidement le suspect. Il vit sur le campus de Mont-Saint-Aignan, "presque en face du bâtiment qui a été brûlé", selon le procureur de Rouen.
D'après les premières constatations, le feu est parti d'un tas de détritus ou d'une poubelle devant l'entrée de l'établissement. L'incendie s'est déclaré le 17 octobre vers 02H30 et a endommagé deux étages du bâtiment ainsi qu'une partie de la toiture, sans faire de blessé.
La grande foire d'art contemporain Art Basel Paris fermera ses portes vendredi avec deux jours d'avance sur son programme initial en raison des manifestations attendues samedi dans la capitale, ont annoncé jeudi ses organisateurs.
"Au vu des manifestations potentielles dans Paris ce week-end et afin de protéger nos visiteurs, exposants, partenaires et personnels ainsi que les oeuvres, Art Basel Paris concluera son édition 2026 vendredi", indique leur message.
Initialement, ce grand raout international, qui a ouvert aux professionnels mercredi au Grand Palais, près des Champs-Élysées, devait rester ouvert au public samedi et dimanche.
Un total de 217 personnes ont été incarcérées parmi les 2.700 placées en garde à vue après les violences et pillages du week-end dernier en France, a annoncé le ministre de la Justice Gérald Darmanin jeudi à Fleury-Mérogis (Essonne).
"C'est vraiment une réponse extrêmement ferme qui ne connaît pas d'équivalent", a estimé M. Darmanin, qui a précisé que la moitié des détenus n'avaient aucun casier judiciaire.
Emmanuel Macron effectuera vendredi un déplacement "auprès des forces de l'ordre", après un week-end émaillé par les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et avant un nouveau week-end de mobilisation, a annoncé jeudi l'Elysée, sans plus de précisions.
Ce déplacement sera l'occasion pour le chef de l'Etat de montrer son soutien aux forces de l'ordre, dont les effectifs samedi seront 20% supérieurs à ceux qui avaient été mobilisés, et souvent pris de court, le 17 octobre. Le chef de l'Etat présidera également vendredi un conseil de défense pour faire le point sur les moyens sécuritaires déployés le 24 octobre.
La manifestation déclarée pour samedi à Paris entre la place de la Bastille et celle de la Nation, organisée à l'initiative notamment de la CGT, "pourra se tenir", a indiqué jeudi la préfecture de police. Deux parcours de manifestation avaient été déclarés, a précisé la PP, qui indique que celui du collectif étudiant Interfac et de gilets jaunes, reliant Bastille à la place de l'Opéra, "fera l'objet d'un arrêté d'interdiction".
Le préfet de police, Patrice Faure, justifie ces décisions par "les exactions constatées le week-end dernier, comme à la fin des dernières manifestations, en particulier le 13 octobre", qui "incitent à la plus grande prudence dans le choix des itinéraires afin de faire respecter l'ordre public".
"On n'a pas de mandat de la coordination gilets jaunes pour appeler à (manifester sur le parcours) Bastille-Nation, cela ne veut pas dire qu'individuellement les gens ne pourront pas y aller", a déclaré à l'AFP Benjamin Ball, éditeur du site cartographiant les actions prévues pour un "Acte II" des gilets jaunes, précisant qu'ils seraient présents "à Bastille dès 12h" pour tenir une conférence de presse.
Le rendez-vous prévu lundi avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, arrive tardivement, ont regretté jeudi les organisations étudiantes, mais la Fage, "ouverte au dialogue", comme l'Unef, en attente de "réponses concrètes", répondront à l'invitation.
"C'est quelque chose qu'on attend, on ne comprenait pas que ça n'ait pas pu être fait cette semaine", comme pour les organisations syndicales reçues mercredi à Matignon, a déclaré à l'AFP Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, première organisation étudiante.
"On est ouvert au dialogue et à échanger sur la base des revendications", une série de 10 mesures évaluées à 10 milliards d'euros, et "voir ce qui est possible du côté du gouvernement", a-t-elle ajouté.
Matignon, "c'est là que se prennent les décisions budgétaires. On a besoin de sources de financement", a-t-elle réagi à l'annonce de la rencontre lundi à Matignon, annoncée jeudi par Emmanuel Macron.
Sébastien Lecornu réunira "les organisations lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires pour que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes", a annoncé le président de la République.
Cette invitation "arrive trop tard, ça fait un mois que la mobilisation a commencé", a commenté Manon Moret, secrétaire générale de l'Unef, troisième organisation étudiante.
La justice administrative a suspendu en urgence l'arrêté de la préfecture de police de Paris interdisant une manifestation organisée jeudi par l'Interfac Ile-de-France, qui regroupe des étudiants d'assemblées générales d'universités, entre la Pitié-Salpétrière et Bastille à partir de 14H00.
"L'arrêté est suspendu", a déclaré le juge des référés du tribunal administratif de Paris à l'issue de l'audience, sans entrer dans le détail de la motivation de sa décision, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les membres de l'Interfac se rendaient progressivement au lieu de rendez-vous de la manifestation.
"Ce qu'il y a(vait) derrière cette interdiction de manifestation, c'est une tentative de toucher au droit même de manifester. Donc on s'est donné les moyens de contester ça, parce qu'on ne veut pas se laisser faire", a réagi auprès de l'AFP Coppélia Moreau, membre de l'Interfac.
"On ne veut pas laisser le moyen pour le gouvernement de tenter d'impacter la mobilisation" et de ne pas "répondre sur nos revendications en utilisant la carte de la répression et en interdisant les manifestations", a-t-elle ajouté.
Selon elle, il faut que le gouvernement comprenne que "cette mobilisation est massive, et composée de jeunes étudiants, lycéens, qui ne sont pas organisés, qui ne sont pas dans des syndicats".
Un jeune homme a été blessé à l’œil lors des manifestations contre "la vie chère" à Dijon samedi, entraînant l'ouverture d'une enquête confiée aux inspections de la police et de la gendarmerie, a-t-on appris, jeudi, auprès du parquet.
Cette enquête, confiée en co-saisine à l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la police nationale (IGPN), devra "déterminer plus précisément le déroulement des faits dénoncés", a indiqué à l'AFP le procureur de la République à Dijon, Arnaud Viornery.
Le plaignant a été "blessé à l’œil et à la jambe", a précisé le procureur, ajoutant qu'il n'y avait pour l'instant "pas de perte de vue alléguée".
Pour éviter le fiasco sécuritaire du week-end du 17 et 18 octobre, Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu enchaînent depuis ce jeudi matin les réunions de crise. Un Conseil des ministres prévu à la dernière minute et principalement consacré à la réponse aux violences commises partout en France, est en cours.
Plus tôt, Emmanuel Macron a réuni un Conseil de sécurité et de défense. Autour de la table étaient présents les patrons des agences de renseignement, avec un objectif : ne pas répéter les mêmes erreurs et prendre des nouvelles mesures.
En attendant, Sébastien Lecornu tiendra cet après-midi deux réunions à Matignon, une première à 14h30 avec les chefs de partis politiques du Rassemblement national à la France Insoumise, "pour que chacun prenne ses responsabilités", assure le chef de l'État.
Enfin, à 17h, le Premier ministre recevra les maires de Paris, Lyon et Marseille pour perfectionner le dispositif de sécurité dans les villes où les émeutes ont été les plus violentes.
La mairie de Paris a appelé jeudi la population "à la plus grande vigilance" samedi face "aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social", après les dégradations et pillages de grande ampleur du week-end dernier.
"La Ville prend dès ce jeudi plusieurs mesures préventives sur l'espace public, renforce la mobilisation de ses agents pour ce week-end et appelle les habitants et les commerçants à prendre quelques précautions simples", écrit la mairie dans un communiqué. Elle recommande notamment de "rentrer" poubelles, vélos, terrasses et mobilier extérieur "dès samedi midi".
Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi et sur des tracés qui protégeront "les commerces et les bâtiments publics", a indiqué jeudi Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion avec les services de renseignement.
"La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira", a annoncé le chef de l'État qui réunira un conseil de défense vendredi matin.
Par ailleurs, Sébastien Lecornu réunira lundi "les organisations lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires pour que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes".
Emmanuel Macron a dénoncé jeudi des "actes séditieux" de groupes "d'ultragauche" d'une "extrême dangerosité" visant à "faire tomber la République" et des "actes de délinquance" réclamant aussi "la plus grande dureté", dans les violences et pillages commis en marge des manifestations contre la "vie chère" samedi.
"Nous avons eu tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultragauche qui visent à faire tomber la République", a-t-il dit à l'issue d'une réunion à l'Élysée avec l'ensemble des services de renseignement, accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation.
La manifestation déclarée pour samedi à Paris entre la place de la Bastille et celle de Nation, organisée à l'initiative notamment de la CGT, "pourra se tenir" samedi, a indiqué jeudi la préfecture de police.
Deux parcours de manifestation avaient été déclarés, a précisé la PP, qui indique que celui du collectif étudiant Interfac et de plusieurs gilets jaunes, reliant Bastille à la place de l'Opéra, "fera l'objet d'un arrêté d'interdiction".
La préfecture du Rhône interdit "toute manifestation" samedi à Lyon, après les violences et les pillages en marge des mobilisations du samedi 17 octobre dans l'hyper-centre, annonce-t-elle jeudi.
"Dans le cadre de l'appel à mobilisation qui circule et au vu des évènements du 17 octobre dernier, le préfet a pris la décision d'interdire par arrêtés toute manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre", écrit la préfecture à la presse, sans autre précision à ce stade.
L'enquête sur l'incendie criminel de la mairie de Limoges le 17 octobre s'est accélérée jeudi avec l'interpellation dans la Creuse d'un deuxième suspect, après un premier homme arrêté mardi en Haute-Vienne et soupçonné désormais de tentative de meurtre sur des policiers. Il est en garde à vue à ce stade pour l'incendie, a précisé la magistrate.
Le niveau de mobilisation des forces de l'ordre pour la journée de mobilisation sociale samedi sera "20% supérieur" à la semaine dernière, a annoncé jeudi le ministre délégué auprès du ministère de l'Intérieur Jean-Didier Berger.
"On est sur un niveau de mobilisation de 20 % supérieur à ce qu'il était la semaine dernière", a déclaré Jean-Didier Berger sur BFMTV, rappelant que le dispositif prévu allait être renforcé par les militaires de la force Sentinelle, des unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés.
"Nous avons supprimé des vacances. Nous avons rappelé des personnes qui devaient être en vacances et qui ne le seront pas", a expliqué Jean-Didier Berger.
L'exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, en tenant plusieurs réunions avec les forces politiques et le renseignement jeudi, avec toujours la "fermeté" comme mot d'ordre alors que de nouvelles manifestations d'étudiants sont attendues.
Sébastien Lecornu doit recevoir en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre.
Le Premier ministre a promis la "transparence" sur "le déroulement" du 17 octobre, y compris les "difficultés rencontrées".
La réunion intervient après plusieurs jours de tensions lors desquels le chef du gouvernement a accusé La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon d'avoir attisé la colère, ce que le mouvement conteste.
La France insoumise vient au rendez-vous à Matignon pour "demander des excuses", "des explications" et "des réponses politiques à la mobilisation du peuple français", écrit jeudi Manuel Bompard à Sébastien Lecornu, quelques heures avant la réunion entre le Premier ministre et les partis politiques.
Sébastien Lecornu doit recevoir en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre. Il a promis la "transparence" sur "le déroulement" de la journée de violences et de chaos du 17 octobre.
Dans un courrier dont l'AFP a obtenu copie, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis et Manon Aubry, patronne des eurodéputés, écrivent à Sébastien Lecornu qu'ils viendront lui "demander des excuses, des explications et, surtout, des réponses politiques à la mobilisation du peuple français", mettant en cause "le choix irresponsable de (sa) stratégie de pourrissement".
Dénonçant "la responsabilité totale" du Premier ministre dans la gestion du 17 octobre, les insoumis accusent Sébastien Lecornu d'avoir "cherché à (se) défausser en accusant la France insoumise de violences qu'elle a toujours refusées". Ils font notamment allusion aux articles de Mediapart, qui a affirmé que le gouvernement aurait demandé aux services de renseignement de mettre en cause LFI dans les débordements, ce que l'exécutif dément.
Fermer ou tenir bon ? C'est la question que de nombreux commerçants se posent dans le quartier de République, à Paris, à deux jours d'un nouvel appel à la mobilisation. Toujours fortement marqués par le déchaînement de violence dont ils ont été témoins, voire victimes samedi dernier, tous réfléchissent à ce qui leur paraît être le mieux.
Au milieu de la chaussée encore calcinée et des boutiques barricadées, Florian travaille la peur au ventre. Si sa boutique a été épargnée le week-end dernier, il compte bien la fermer ce week-end. Et pour éviter qu'elle ne soit la cible de débordements, le commerçant "va essayer de la rendre complètement obsolète, de la maquiller du mieux possible pour ne pas se faire remarquer". Retrouvez notre article ici.