Le cœur de la capitale a été mis sous cloche et la circulation interdite dans les secteurs que doit emprunter la papamobile à partir de 16H30. Les balcons et trottoirs se parent des couleurs jaune et blanche du Vatican, avec des fanions distribués par les bénévoles.
Une déambulation de 2,5 kilomètres est prévue depuis l'église Notre-Dame-des-Champs près de Montparnasse, jusqu'à la place Saint-Michel, à deux pas de l'île de la Cité et de la cathédrale Notre-Dame. Là, sur le parvis de l'édifice restauré à grand frais après l'incendie de 2019, des enfilades de chaises blanches sont installées.
À l’UNESCO, le pape Léon XIV s’est également prononcé en faveur de la protection des plus jeunes. "J’encourage la communauté internationale à accorder une attention particulière à la protection des enfants", a-t-il insisté.
"À l’ère numérique, la vulnérabilité des enfants ne doit jamais devenir une occasion d’exploitation. Puissent ces technologies soutenir leur croissance, leur éducation et leurs relations, tout en préservant leur liberté de penser et de discerner", a ajouté le souverain pontife.
Lors de son discours prononcé à l'UNESCO, le pape Léon XIV s'est exprimé sur les "nouvelles technologies", qui "doivent rester au service de la personne humaine". Pour le souverain pontife, "nos idées et nos relations risquent d'être appauvries par un processus de déshumanisation".
"Sans un fondement éthique commun, les nombreux canaux de communication risquent de multiplier les fausses informations et de donner cours à des mots vides de sens, entravant ainsi le dialogue au lieu de le favoriser", a ajouté le pape.
Ovationné par la salle de l'Unesco avant de prononcer son deuxième discours, le Saint-Père a appelé à "construire ensemble un monde plus juste" : c'est le "fondement de la coopération internationale, afin que tous les peuples puissent grandir et s'épanouir dans la paix", a-t-il dit, avant d'ajouter que l'avenir dépendait "du respect de la dignité".
Le pape Léon XIV est arrivé vendredi à l'Unesco, où il va s'exprimer pour la deuxième fois depuis son arrivée en France, après s'être montré offensif à l'Elysée sur la laïcité, les dangers de l'intelligence artificielle et la fin de vie, tandis que les fidèles ont commencé à se rassembler pour l'acclamer lors de sa déambulation à travers Paris.
Invité à intervenir devant l'Organisation de l'ONU pour la culture, l'éducation et la science, le souverain pontife pourrait renouveler son appel à réguler l'IA, dans un contexte d'inquiétude croissante sur les dérives possibles des algorithmes.
Un sujet que Léon XIV a déjà évoqué à l'Elysée, lors du premier discours de son voyage de quatre jours à Paris, Lourdes et Metz.
Sur le boulevard Montparnasse, la foule se presse déjà pour attendre le passage du Pape. Parmi elle, Frédéric, arrivé aux premières loges. "C'est pour montrer qu'on est présent. C'est vrai qu'on va attendre quatre heures pour le voir deux secondes, mais c'est montrer que les chrétiens sont là. Je suis déjà ému, ça va être incroyable. On va être très nombreux, j'espère", confie-t-il.
Même émotion pour Alexandre, les larmes aux yeux, qui s'apprête à voir un pape à Paris pour la première fois. "C'est un bonheur incommensurable. C'est un être hors du commun, ce qu'il représente", lâche-t-il. "C'est un peu la galère en France en ce moment. Léon XIV nous donne beaucoup d'espoir".
Le pape Léon XIV a estimé vendredi que "face aux bruits de bottes et aux crises multiformes" dans le monde, la France "a la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme", notamment "au sein de notre chère Europe".
Dans un discours à l'Elysée, le pape américain a également déploré "la conviction, erronée, que la possession de l'arme nucléaire serait un gage de sécurité", ce qui selon lui "alimente une nouvelle course aux armements difficilement contrôlable".
"La juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace public", a déclaré vendredi le pape Léon XIV dans son premier discours devant les autorités françaises à l'Elysée, tout en jugeant "urgent" le dialogue entre "des personnes de différentes appartenances culturelles et religieuses", à sept mois de l'élection présidentielle.
"L'école catholique a toute sa place dans le paysage éducatif d'un pays comme la France", un pays "aux riches racines chrétiennes", a ajouté le premier pape américain, alors que les questions liées à la laïcité viennent régulièrement enflammer le débat politique en France.
Le pape Léon XIV a dénoncé vendredi dans un discours à l'Elysée les "manipulations génétiques", la "gestation pour autrui", l'"achat d'organes" et "l'offre d'une mort programmée", qu'il a présentés comme des dérives de la science et de la technologie lorsqu'elles ne sont pas guidées par la conscience.
"N'oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous", a-t-il ajouté dans cette intervention au ton direct, deux mois après l'adoption définitive par le Parlement français de la loi créant un droit à l'"aide à mourir", combattue par l'Église catholique qui avait dénoncé une "grave rupture anthropologique".
Dans la seconde partie de son discours à l'Elysée, le pape a mis en garde contre l'avènement d'un "paradis de machines", dans un contexte d'inquiétude croissante sur l'encadrement des outils d'intelligence artificielle (IA).
Le pape américain, qui a fait de l'IA un thème majeur du début de son pontificat, a appelé devant le président Emmanuel Macron à développer un "discernement éthique" afin que le progrès technologique demeure au service de la personne humaine et de sa dignité.
S'exprimant en français lors de son allocution, le Saint-Père a assuré que c'était "une grande joie d'être parmi vous aujourd'hui" et que la France était "au cœur de sa prière". Le pape a également salué la France comme "terreau riche des racines chétiennes".
Emmanuel Macron a plaidé vendredi devant le pape Léon XIV pour l'instauration d'une "organisation internationale" afin d'éviter que les "modèles les plus performants" d'intelligence artificielle "ne se retrouvent entre quelques mains qui auraient à décider pour toute l'humanité".
"L'intelligence artificielle doit être un serviteur et non un maître. La révolution numérique doit entraîner et non enchaîner", a martelé le chef de l'Etat lors d'un discours à l'Elysée, avertissant contre les risques de "perdre le contrôle".
Le président Emmanuel Macron a assuré vendredi, en accueillant à l'Elysée le pape Léon XIV, que la laïcité française "n'est nullement la négation de la religion".
"La République se fait un devoir de permettre à chacune et à chacun, en conscience, de penser et d'exprimer son point de vue dans toutes les sphères de son existence, de croire ou de ne pas croire dans l'intimité comme dans la sphère publique, à condition d'en respecter les lois", a-t-il déclaré.
Emmanuel Macron a également souligné que la République combat la "recrudescence" depuis quelques années des "insupportables" actes antireligieux, qu'ils visent les catholiques, les juifs ou les musulmans.
Arrivé à l'Elysée, le pape s'est entretenu avec le président de la République, avant de prononcer tous deux un discours dans l'enceinte du palais.
Au début de sa prise de parole, Emmanuel Macron a affirmé que la venue du pape en France était "un grand honneur" qui suscite "une espérance".
"Votre visite nous honore", a écrit le président de la République Emmanuel Macron sur X, peu avant midi.
Très Saint-Père, votre visite nous honore. Elle dit la force des liens qui unissent le Saint-Siège et la France. Face aux défis de notre temps, nous porterons ensemble un message de paix, de fraternité et d’espérance. https://t.co/RVgBeH4QmZ
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 25, 2026
La visite du pape Léon XIV en France devrait générer plusieurs "centaines de millions d'euros" de retombées économiques, ont estimé vendredi le ministre du Commerce Serge Papin et celui de l'Economie Roland Lescure.
"Evidemment, ça a des retombées économiques importantes. C'est plusieurs centaines de millions d'euros", sur "la restauration, le commerce de proximité", a estimé Serge Papin sur la chaîne de télévision franceinfo.
A "Lourdes, deuxième ville hôtelière en France", "tous les hôtels sont pleins depuis la fin août", a-t-il ajouté.
Le pape Léon XIV est arrivé à l'aéroport d'Orly ce vendredi matin. Le souverain Pontife est accueilli par des centaines de fidèles ainsi que par le chef d'état français, Emmanuel Macron. Le chef de l'Eglise catholique prononcera son premier discours au palais de l'Elysée en fin de matinée.
La mission s'annonce périlleuse. Durant les quatre jours de la visite du pape en France, les forces de l'ordre vont devoir protéger l’une des personnalités les plus exposées au monde, au milieu d’une foule immense, sans tout bloquer.
En clair, l'enjeu est d’assurer à la fois la sécurité du pape et celle des fidèles, notamment ce vendredi après-midi lors d’une déambulation de deux kilomètres et demi dans Paris. La protection s'organise par cercles concentriques. Au plus près du pape, la bulle de sécurité avec les gardes suisses et les policiers du SDLP, le service de la protection de la Place Beauvau. Sur les toits, des tireurs d’élite seront positionnés. Retrouvez notre article ici.
Ce vendredi, le pape Léon XIV déambulera dans les rues de Paris dans le cadre de sa première journée de visite en France. En milieu d'après-midi, le souverain pontife parcourra environ 2,5 kilomètres, de l'église Notre-Dame-des-Champs à la place Saint-Michel, en papamobile. Europe 1 a rencontré des passants qui s'apprêtent à vivre ce moment historique.
L'avion du pape de 71 ans a décollé à 08H00, selon un journaliste de l'AFP. Il doit atterrir à 10H00 à l'aéroport d'Orly, où il sera accueilli par le président Emmanuel Macron tandis que les cloches des églises du pays sonneront à la volée pendant sept minutes.
Ce samedi 26 septembre, le pape Léon XIV célébrera une messe très attendue... mais pas de tous. Côté politique, certains candidats ont déjà annoncé leur présence quand d'autres ont décliné l'invitation.
Le pape Léon XIV commence sa visite apostolique en France par la capitale, avec une arrivée prévue à 10 heures du matin. Le représentant du Saint-Siège se rendra à l'Élysée, pour une rencontre avec les autorités et se baladera en papamobile dans l'après-midi. Découvrez le programme complet.
À l’approche de la visite du pape Léon XIV en France, les volontaires se mobilisent pour assurer un accueil optimal. Europe 1 est allée à la rencontre de ces bénévoles, témoins privilégiés de ce voyage apostolique de trois jours. A lire dans cet article.
C'est la première fois depuis 2008 et la venue de Benoit XVI qu'un pape foulera le sol de la capitale française. Retrouvez, dans cet article, une rétrospective des visites papales à Paris.
À l'occasion de la venue du pape Léon XIV en France et à Paris, Europe 1 vous propose une série consacrée au souverain pontife nommé il y a un an et demi pour succéder à François. Son style, ses racines françaises, son goût pour le sport... Découvrez l'homme qui se cache derrière le Saint-Père.
C'est un fait marquant de cette visite apostolique du pape en France. Le président Emmanuel Macron n'assistera à aucune des messes célébrées par Léon XIV, pas même celle prévue samedi sur la place de la Concorde où 600.000 fidèles sont attendus.
Un programme dense attend le souverain pontife dans la capitale pour la première étape de son voyage apostolique en France. Réception à l'Elysée, passage par l'Unesco, veillée avec les jeunes catholiques, messes géantes... Plusieurs temps forts qui nécessiteront un dispositif de sécurité renforcé dans les rues de Paris.
Bienvenue dans ce direct consacré à la visite du pape Léon XIV en France. Le souverain pontife doit passer les deux prochains jours à Paris avant de s'envoler pour Lourdes puis Metz.