Deux entrepreneurs cités dans l'affaire de "Valeurs Actuelles" condamnés en Auvergne

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Les deux condamnés sont également inquiétés dans une autre affaire de détournements de fonds.
Les deux condamnés sont également inquiétés dans une autre affaire de détournements de fonds. © DAMIEN MEYER / AFP
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Deux entrepreneurs, cités dans l'affaire de détournements de fonds présumés à "Valeurs actuelles", ont été condamnés lundi pour des faits similaires dans une imprimerie.

Deux entrepreneurs, cités dans une affaire de détournements de fonds présumés au sein de l'hebdomadaire Valeurs actuelles, ont été condamnés lundi à Clermont-Ferrand pour des malversations ayant provoqué la liquidation d'une imprimerie fin 2016. Une peine de 18 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende a été prononcée à l'encontre de Thierry Ginon et Alain Poletto. Ces deux intermédiaires dans le secteur de l'imprimerie ont été également condamnés à rembourser solidairement au mandataire-liquidateur près de 1,2 million d'euros détournés.

Un système de double facturation. Reconnus coupables d'"abus de biens sociaux", ils ont été relaxés des chefs de "banqueroute par détournements d'actifs" et "entrave au fonctionnement du comité d'entreprise". Installée à Lezoux, l'imprimerie Fusium, à la santé économique déjà moribonde, avait été vendue par le groupe de presse Centre France en novembre 2014 à une société belge créée deux mois plus tôt, détenue alors par une société basée à Hong Kong et rachetée peu après par les deux mis en cause. L'imprimerie, qui employait 54 salariés, avait finalement fermé en décembre 2016. Une enquête confiée au SRPJ de Clermont-Ferrand, à la suite de divers signalements, a mis à jour des "prestations litigieuses", dont une double facturation au sein de l'imprimerie, ayant bénéficié à des filiales de GP Invests, une société co-détenue par les prévenus. Des opérations financières "abusives" qui ont privé Fusium d'un montant "de près d'1,2 million d'euros" et provoqué le dépôt de bilan de l'entreprise.

Le parquet de Paris a ouvert le 16 octobre une enquête après la plainte du groupe Valmonde, éditeur de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, qui se dit victime d'un détournement "de plusieurs millions d'euros" via un système de surfacturation. Une escroquerie qui aurait profité à un responsable du groupe et à une personne extérieure au journal, identifiée comme Thierry Ginon dans un article du journal Libération.