Scandale dans la police de Seine-saint-Denis : une cache de drogue découverte, quatre policiers devant le juge

Quatre fonctionnaires de la CSI 93 doivent être déférés jeudi devant un juge d’instruction.
Quatre fonctionnaires de la CSI 93 doivent être déférés jeudi devant un juge d’instruction. © JEFF PACHOUD / AFP
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Marion Dubreuil , modifié à
La découverte d'une cache de drogue, à proximité du parking de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis, accrédite la thèse selon laquelle plusieurs agents du service se seraient livrés à un racket de dealers. Dans cette affaire, six policiers ont été placés en garde à vue, puis quatre présentés à un juge.

Quatre des six policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis, qui étaient en garde à vue depuis lundi, vont être présentés jeudi à un juge, a-ton appris auprès du parquet de Bobigny. Les quatre policiers sont mis en cause pour "violences par personnes dépositaires de l'autorité publique", "faux en écriture publique", "atteintes aux libertés individuelles" et "trafic de stupéfiants", a précisé une source proche du dossier. Ils sont soupçonnés d’avoir déclenché en 2019 une fausse opération anti-drogue pour neutraliser deux dealers présumés à Saint-Ouen.

Une cache de drogue découverte

Les agents sont soupçonnés d'avoir placé un sachet de cannabis dans les affaires de ces deux hommes en mai dernier pour pouvoir les piéger. S'en serait suivi une violente interpellation, les deux victimes présumées faisant état de respectivement un et dix jours d’ITT. Par ailleurs, Europe 1 a eu confirmation de la découverte d’une cache de drogue près du parking automobile de la CSI à Aulnay-Sous-Bois, comme l’avait révélé Le Parisien. Lors des perquisitions menées lundi, les enquêteurs de l’IGPN ont retrouvé quelques sachets de cannabis, ce qui pourrait, d’après une source judiciaire, accréditer la thèse d’un racket des dealers du département.

Les fonctionnaires de la CSI 93 devaient être déférés jeudi après-midi devant un juge d’instruction. Deux autres policiers arrêtés en même temps lundi ont été relâché mercredi sans charges retenues contre eux à ce stade.