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Demande d’une enquête sur les violences dans le périscolaire parisien : «On a eu une réponse hier, après deux mois d’acharnement»

Inès de Raguenel, une des premières lanceuses d'alerte sur les violences dans le périscolaire parisien raconte dans "Christine Kelly et vous" comment une demande d'enquête a mis deux mois pour être validée. Une attitude d'autant plus étrange que les MIE sont monnaie courante pour la Ville de Paris.

Deux mois sans réponse. Invitée de Christine Kelly et vous, Inès de Raguenel, élue du 15e arrondissement, conseillère de Paris, et l’une des premières lanceuses d’alerte sur les violences dans le périscolaire parisien, raconte comment une demande d'enquête a mis deux mois pour être validée. 

"Des MIE (mission d'information et d'évaluation) comme ça, la Ville de Paris en fait régulièrement. Il y en a une tous les six mois, à vrai dire, sur chaque mandature. Et on a été quand même très surpris parce que normalement, on l'a de droit. C'est une demande qui vient d'un groupe politique, et puis il le met à l'ordre du jour du Conseil de Paris, puis c'est voté. Il n'y a pas de question qui se pose là-dessus", plante l'édile.

"Ils n'avaient plus le choix" 

Or, "il se trouve que là, depuis deux mois, avec acharnement, on lui a demandé tous les jours [à Emmanuel Grégoire, maire de Paris, ndlr] et on n'avait pas de réponse. Et on a eu cette première réponse hier en nous disant 'Oui, oui, finalement, je vous la donne.'"

Une réponse qui tombe le jour où seize personnes de l’école publique Saint-Dominique à Paris ont été placées en garde à vue dans le cadre d’enquêtes sur de possibles violences sexuelles dans le périscolaire. Hasard du calendrier ou résultat de la pression médiatique ? "Je pense que là, ils n'avaient plus le choix", répond Inès de Raguenel.