Malgré une série d'annonces, l'exécutif n'a pas obtenu la fin des blocages. Lycéens et étudiants sont de nouveau appelés à se mobiliser. À Matignon, on veut conjuguer fermeté et dialogue, alors que le ministre de l'Éducation reconnaît qu'il ne voit pas comment, dans l'immédiat, faire plus.
Alors que le mouvement lycéen ne désemplit pas après plusieurs semaines de mobilisation, le gouvernement tente de résoudre un casse-tête : comment éteindre la crise lycéenne sans céder encore ?
Quelques jours après avoir multiplié les annonces pour tenter de ramener les élèves en classe, l'exécutif n'a toujours pas obtenu la fin du mouvement. Preuve en est : ce mardi, lycéens et étudiants sont de nouveau appelés à bloquer établissements et universités. À Matignon, on tente désormais de conjuguer fermeté et dialogue pour trouver une porte de sortie.
Des réponses jugées insuffisantes
À ce jour, le constat est frustrant pour l'exécutif, qui a beaucoup lâché sans parvenir à éteindre la contestation.
La fin de Parcoursup a été annoncée pour 2028, des suppressions de postes ont été annulées et les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves. Une semaine plus tard, les syndicats appellent pourtant à remettre la pression.
À Matignon, la marge de manœuvre se réduit.
"Je ne vois pas comment, sur le plan immédiat, on pourrait faire plus", prévient le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray.
Cette réponse montre qu'aucune nouvelle annonce n'est possible. Elle traduit aussi l'inquiétude du gouvernement, qui veut voir rapidement un retour généralisé en classe. Pour rappel, plusieurs milliers d'élèves ont déjà perdu des semaines de cours, et leur année scolaire est, selon le ministre, "en risque".
La volonté d'être plus ferme, mais sans rompre le dialogue
C'est dans cette optique que Sébastien Lecornu recevra de nouveau les représentants lycéens la semaine prochaine. L'enjeu pour le Premier ministre sera d'obtenir la décrue du mouvement sans donner le sentiment que chaque nouveau blocage arrache une concession.