Si le gouvernement a répondu à la demande des lycéens de supprimer Parcoursup, certains craignent que le remplacement progressif de la plateforme engendre d'autres problèmes, par exemple d'effectifs au sein des formations.
Fin de parcours pour Parcoursup. Le gouvernement a ainsi répondu à la demande des lycéens. Selon Philippe Baptiste, le remplacement progressif de la plateforme devrait être opéré d’ici deux ans. Mais sa suppression ne résoudrait pas tous les problèmes...
Supprimer la sélection, un casse-tête pour les universités ?
Madeleine de Jessey, docteur en littérature française, redoute que certaines formations soient encore plus saturées. "Il va y avoir des secteurs où il va falloir démultiplier les places et le nombre de formateurs. Sinon, beaucoup de diplômés vont être dé-déclassés, faute d'une formation réussie en licence ou en master", alarme-t-elle. Supprimer la sélection serait également un casse-tête pour les universités.
"Les goûts des étudiants varient en fonction de l'actualité et des modes, donc ça obligerait les universités à se repenser constamment et indépendamment de la configuration du marché de l'emploi, des besoins de l'économie ou des grandes thématiques sociétales", poursuit cette dernière. Sans compter qu'avoir un diplôme universitaire ne garantit pas de trouver un emploi. Aujourd’hui, plus de la moitié des postes sont occupés par des personnes qui ont le bac ou un niveau inférieur.