Covid-19 : Mauricette, 78 ans, a reçu la première dose de vaccin en France

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Mauricette, vaccin, covid 1:50
La première vaccination en France a eu lieu dans un hôpital de Seine-Saint-Denis. © Thomas SAMSON / POOL / AFP
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Mauricette, une ancienne aide-ménagère de 78 ans, patiente à l'hôpital René-Muret de Sevran en Seine-Saint-Denis, est devenue dimanche à 11 heures la première Française vaccinée contre le Covid-19. Une quarantaine de personnes doivent se faire vacciner ce jour dans l'Hexagone.

Une femme de 78 ans a été dimanche la première personne vaccinée en France contre le Covid-19. Mauricette, une ancienne aide-ménagère, a été vaccinée vers 11 heures au sein de l'unité de soins de longue durée de cet établissement dépendant de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Je suis émue", a déclaré cette femme souriante, toute apprêtée devant une dizaine de soignants. Le cérémonial était réglé au millimètre, les doses soigneusement présentées.

"Allez-y", a lancé la presque octogénaire à l’infirmière chargée de lui administrer la dose de vaccin. "On a fini Madame. Vous êtes la première à être vaccinée en France… Vous êtes une star", s’est amusée cette dernière tandis que les applaudissements retentissaient dans la salle. "Ça chauffe !", a confessé Mauricette, ancienne habitante du Bourget, en Seine-Saint-Denis, après avoir reçu l'injection du vaccin développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech.

Sur Twitter, le directeur général de l'Agence régionale de santé Ile-de-France a décrit "un moment intense et porteur de tellement d’espoirs". Sept autres pensionnaires de l'établissement de Sevran ont reçu leur dose de vaccin, plus à l’écart, dans leurs chambres respectives pour assurer une meilleure surveillance.

Un médecin de 65 ans également vacciné

C'est ensuite un médecin cardiologue de 65 ans, le Dr Jean-Jacques Monsuez, qui a été vacciné, peu avant 11h20. Au micro d'Europe 1, il a une pensée pour ses collègues malades ou morts du Covid. En revanche, il ne veut pas endosser le rôle d’ambassadeur du corps médical et préfère s’appliquer à faire de la pédagogie : "Je pense que c’est quand même pas mal que l’on protège les Français, les plus vulnérables. Comme on ne peut pas séparer les malades des soignants, il fallait bien un soignant..."

En tout, une quarantaine de personnes âgées et de soignants devaient se voir administrer le vaccin baptisé Comirnaty dimanche, lors du lancement symbolique de la campagne vaccinale française. D'abord à Sevran, puis au centre gériatrique de Champmaillot, dépendant du CHU de Dijon. Le gouvernement s'est fixé d'ici fin février l'objectif d'un million de vaccinés parmi les plus âgés et les plus vulnérables, particuliers et soignants, dans les 7.000 Ehpad et autres établissements assimilés.

Europe 1
Par Jean-Sébastien Soldaïni, avec AFP