Coronavirus : polémique autour du marché fréquenté de Barbès malgré le confinement

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Barbès coronavirus
Le marché de Barbès, à Paris, en début de journée, mercredi. © JOEL SAGET / AFP
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Alors que les Français sont incités à limiter très fortement leurs déplacements, des images du marché très fréquenté de Barbès, dans le nord de Paris, ont suscité la polémique mercredi. Des internautes critiquent l'incivisme des personnes qui s'y rendent, quand d'autres défendent un marché abordable pour les catégories populaires.

Sous le métro parisien, des dizaines de personnes déambulant dans un espace réduit, des mesures de "distanciation sociale" pas forcément respectées... Au deuxième jour du confinement de la France en raison de l'épidémie du coronavirus, des images du marché populaire de Barbès ont suscité la polémique et d'acerbes commentaires sur les réseaux sociaux, mercredi. 

"Irresponsabilité" et "incivisme" 

Sur Twitter, des internautes ont dénoncé "l'irresponsabilité" et l'incivisme des personnes qui se sont rendues sur place, malgré les mesures drastiques décidées par l'exécutif. Craignant par ailleurs que cela ne prolonge encore la durée de confinement pour l'ensemble de la population française.

La mairie de Paris, pour l'heure, ne prévoit pas de fermer les marchés de la capitale, mais n'a autorisé que les étals de denrées alimentaires, en application des mesures de confinement en vigueur depuis mardi midi. "Dans les quartiers populaires, les gens ne sont pas partis. Et une partie de ces gens ne vont pas aux supermarchés parce que c'est trop cher", souligne un responsable de la mairie.

L'argument du prix

C'est ce qu'avancent d'autres internautes dans les commentaires de ces images : pour beaucoup, se rendre au marché et le seul moyen de se nourrir face aux prix élevés des produits des supermarchés, qui sont d'ailleurs parfois en rupture de stock de certaines denrées.

Plusieurs dizaines de policiers et des agents de la mairie de Paris filtraient mercredi les entrées et multipliaient les patrouilles dans l'allée du marché pour dresser des PV de 135 euros aux personnes dépourvues d'attestation sur l'honneur justifiant leur déplacement. 

Des policiers locaux ont fait savoir leur opposition au maintien des marchés parisiens où la promiscuité expose selon eux trop fortement les agents - dont plusieurs portaient des masques - aux chalands qui, pour la majorité, manipulent les produits sans gants de protection.