Près d'un an après sa nomination, la secrétaire générale du Conseil constitutionnel, Aurélie Bretonneau, a été limogée par le président de l'institution, Richard Ferrand. Elle avait fait état de "divergences de vues sur la conduite" du Conseil constitutionnel.
Le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand a mis fin aux fonctions de la secrétaire générale de l'institution, Aurélie Bretonneau, moins d'un an après sa nomination, ont indiqué mardi ses services.
Des "divergences de vues sur la conduite de l'institution"
Dans un mail interne révélé par Politico et dont l'AFP a eu connaissance, Aurélie Bretonneau a fait état de "divergences de vues sur la conduite de l'institution" dont s'est prévalu Richard Ferrand pour se séparer de sa secrétaire générale, une rupture qualifiée d'"hyper brutale" par une source au Conseil constitutionnel.
Le limogeage doit être officialisé par un décret du président de la République en conseil des ministres. Aurélie Bretonneau, ancienne adjointe à la secrétaire générale du gouvernement (SGG) occupait ce poste aussi prestigieux que stratégique depuis le 1er avril 2025, sur proposition de Richard Ferrand qui avait pris la présidence du Conseil trois semaines plus tôt.
Elle succédait à Jean Maïa, resté en fonctions huit ans, qui occupe depuis la tête de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Aurélie Bretonneau doit retrouver le Conseil d'Etat, "sa juridiction d'origine qu'elle a souhaité rejoindre dans les meilleurs délais", indique le Conseil dans un communiqué.