Charlie Hebdo soutient Tex : "Le féminisme a bon dos"

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Riss, au côté d'Eric Portheault, directeur général de Charlie Hebdo.
Riss, au côté d'Eric Portheault, directeur général de Charlie Hebdo. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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"Ce qui compte, c'est de s'approprier une liberté et d'en faire usage: je ris, donc j'existe", explique Riss dans l'éditorial de "Charlie Hebdo" à paraître mercredi.

Charlie Hebdo dénonce l'éviction par France 2 de l'animateur Tex après une blague sur les femmes battues, dans l'édito de son numéro à paraître mercredi. "Fini de rigoler, fini le second degré, fini l'humour noir", regrette le rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique, Riss, dans un édito intitulé "Ma main dans ta gueule".

Le 30 novembre, Tex, invité dans l'émission de Julien Courbet "C'est que de la télé" sur C8, avait plaisanté sur les violences conjugales. Sa chaîne a débarqué l'animateur, expliquant que France 2 et le service public étaient "clairement engagés à défendre la cause des femmes et à ne pas accepter que des propos insultants et déplacés soient prononcés par ses animateurs".

"Je ris, donc j'existe". "Le féminisme a bon dos", répond Riss dans un édito, rejoignant d'autres personnalités ayant pris la défense de Tex. "Cette explication est inacceptable, car c'est toujours par ce procédé qu'on censure et qu'on interdit". Et Riss de poursuivre : "Qu'importe que les blagues soient drôles ou pas, qu'elles aient de l'esprit ou pas, qu'elles soient fines ou grossières. Ce qui compte, c'est de s'approprier une liberté et d'en faire usage: je ris, donc j'existe".

Dans "une France de corbeaux, de lâches et de délateurs, qui croient défendre le bien, mais ne défendent que leur servilité (...) on s'adresse aux citoyens comme s'ils étaient des gosses. On leur fait les gros yeux quand ils disent des gros mots", accuse Riss, dont l'hebdomadaire est devenu un symbole de la liberté d'expression en France.