Quand Dupond-Moretti défendait Dark Vador dans un faux procès Star Wars

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Il y a quatre ans, Eric Dupond-Moretti défendait Dark Vador lors d'un faux procès Star Wars. 0:49
Il y a quatre ans, Eric Dupond-Moretti défendait Dark Vador lors d'un faux procès Star Wars. © AFP
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C’est le rendez vous des fans de Star Wars : May the fourth. Le 4 mai, en Français. Et à cette occasion, l’avocat pénaliste Antoine Vey s’est replongé dans le procès fictif de 2015 où il avait assuré la défense de Dark Vador avec un certain… Éric Dupond-Moretti ! Il raconte cet événement au micro d’Europe 1, mardi.
INTERVIEW

Chaque 4 mai, c’est un évènement pour les fans de Star Wars. Cette date, en anglais "may the fourth", coïncide avec la réplique phare de la saga "May the force be with you", traduisez "que la force soit avec toi". Elle s’est imposée naturellement comme une journée mondiale Star Wars, non-officielle. Il y a six ans, un certain... Éric Dupond-Moretti défendait Dark Vador lors d’un vrai-faux procès au Grand Rex, à Paris. Son ancien disciple puis associé, Maître Antoine Vey, alors à ses côtés, était au micro d’Europe 1, mardi matin, pour livrer quelques confidences sur l’audience.

Quand plusieurs étudiants proposent à l'époque à Antoine Vey de venir défendre Dark Vador lors d’un procès fictif, il fonce et embarque avec lui deux avocats. Patrice Spinosi et son mentor, Éric Dupond-Moretti. Au moment d'entrer en scène, l’actuel ministre de la Justice glisse à Antoine Vey "Mais au fait, c’est qui Dark Vador ?". L’avocat pénaliste ironise au micro d’Europe 1 : "Il était totalement imprégné de la défense de celui qu'il allait soutenir dix minutes plus tard !".

"Des hordes de personnes avec des sabres lasers"

"C’est un souvenir vraiment super sympathique", souffle Antoine Vey. Et le plus "amusant", selon lui, restera sans doute d’avoir "traîné" ses deux confrères plus âgés avec lui. "Ils étaient tout à fait sidérés par le pouvoir de la force de ce public qui était totalement délire", se souvient-il.

À la barre, les trois avocats entendent faire passer des messages importants dans cette ambiance détendue. "J’ai le souvenir que le Front national venait de remporter des premiers tours d’une élection. On avait brodé autour de ce phénomène politique nouveau à l’époque", raconte Antoine Vey.

Un moyen également de se montrer pédagogue. Pour l’avocat pénaliste, même un faux procès permet d’exposer toutes les "ficelles de la justice". À travers la défense de Dark Vador, les trois avocats ont finalement démontré un des aspects fondamentaux du droit français : "Chacun mérite d’être défendu". 

"On a vu arriver des hordes de personnes avec des sabres lasers", raconte l’avocat pénaliste qui a aujourd’hui repris le cabinet du Garde des Sceaux. Le procès avait été organisé par une association étudiante, au Grand Rex à Paris pour la sortie des nouveaux films Star Wars. "À l’époque, ça avait été quelque chose d’assez incroyable à vivre. On avait le sentiment que tout cela devenait réel", d’après Antoine Vey. À l’issue de ce vrai-faux procès, Dark Vador, qui souhaite tout de même détruire la galaxie dans l’univers de fiction, avait été acquitté.

Europe 1
Par Manon Bernard