Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«C'est de la démagogie !» : les automobilistes vent debout contre le retour des ZFE

[Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP]

Après le veto du Conseil constitutionnel sur l'annulation des ZFE, les zones à faibles émissions, les automobilistes parisiens rencontrés par Europe 1 sont vent debout. En pleine crise des prix à la pompe, cette nouvelle est accueillie entre colère et déception.

On les pensait enterrées, elles ressurgissent d'outre-tombe. Les ZFE (zones à faibles émissions) sont de retour. Jeudi, le Conseil constitutionnel a annulé la suppression de ces zones adoptée par le Parlement il y a un mois, le 14 avril dernier.

"On se moque un peu des Français"

Une décision accueillie entre colère et déception par les automobilistes parisiens rencontrés par Europe 1. "Ça nous bloque quand même, on risque des amendes. Donc c'est compliqué, parce que si on a une vieille voiture diesel, on ne peut pas aller à Paris. Si on n'a pas les moyens, on ne peut pas acheter une voiture...", explique Mathéo, 18 ans, qui a un véhicule diesel considéré comme trop polluant. 

Impossible pour lui d'acheter une nouvelle voiture, surtout quand les prix du carburant sont aussi hauts. "Déjà que les gens ont du mal à s'en sortir, que l'essence est à 2 euros, si on rajoute en plus les ZFE... J'ai l'impression qu'on se moque un peu des Français", pointe de son côté Lofti. "C'était pas le moment d'en rajouter."

LA QUESTION DU JOUR - Après le véto du Conseil constitutionnel, le gouvernement doit-il proposer une nouvelle loi pour supprimer les ZFE ? Votez ici

"Le pays est paralysé par le Conseil constitutionnel"

D'autant qu'avec les allers-retours du gouvernement, le conducteur de VTC est perdu. "C'est pas clair, on comprend pas. D'un côté, ils voulaient les supprimer et maintenant ils reviennent dessus, donc on sait plus."

L'incompréhension, Sylvie la ressent également. À 68 ans cette retraitée est en colère contre le Conseil constitutionnel qui a censuré le vote des parlementaires. "C'est de la démagogie. Le pays est paralysé par le Conseil constitutionnel et d'autres qui ne sont pas au gouvernement, qui ne représentent pas la France, mais qui bloquent le pays."

Tous ces automobilistes sont persuadés d'une chose, leur ras-le-bol finira par se faire sentir dans les urnes l'année prochaine.