Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Ces gens font leur propre loi» : à Marseille, la colère des riverains d’une ancienne blanchisserie occupée par 25 familles roms

Vue du quartier de La Capelette, à Marseille. [MOIRENC Camille / hemis.fr / hemis.fr / Hemis via AFP]

Depuis cet été, une vingtaine de familles issues de la communauté des gens du voyage occupent les 4.000 m² d'une ancienne blanchisserie désaffectée dans le quartier de la Capelette, à Marseille. Face à la multiplication des nuisances, les riverains réclament leur expulsion, mais leurs appels restent sans réponse.

Des habitants exaspérés. Depuis le 24 août, 25 familles roms occupent illégalement les bâtiments désaffectés de la blanchisserie Elis dans le quartier de la Capelette, dans le 10e arrondissement de la cité phocéenne.

Les nuisances en tout genre ont fait basculer le quotidien des habitants. À bout de nerf, ils ont confié leur colère au micro du correspondant d'Europe 1.

Un quotidien éprouvant

Bagarre, activité de ferraillerie et musique à toute heure... Florence Badia vit l'enfer, car ses fenêtres donnent directement sur la friche. "Personne ne laisse désormais ses fenêtres ouvertes, donc on vient de passer la canicule très sympa à cause des bruits, à cause de la trouille. Les réveils à une heure du matin parce que ça crie, ça... Ils tapent, j'ai l'impression qu'ils construisent, qu'ils démolissent. Ces gens font leur propre loi", fustige-t-elle. 

Le pire a même été évité de peu cet été, témoigne Eveline Baylo. "Comme ce sont des clans, il y a eu des rixes. Il y a un clan qui a remporté sur les autres. C'était très violent, la police est venue plein de fois. Il y a un des clans qui a dû être viré. En partant, ils ont mis le feu, ils ont ouvert les bouteilles de gaz. Il y avait des pompiers partout. On a eu vraiment peur de ne pas retrouver nos maisons", raconte-t-elle, effarée. 

Dans les maisonnettes voisines, les riverains dénoncent des intrusions, rapporte Annie Thomas, la présidente du comité de quartier : "Ils essaient d'occuper toutes les maisons dans le quartier qui peuvent être vides et même quand les gens sont présents. Il y a des gens qui, à 1h du matin, se seront retrouvés face à des roms. Ils ouvrent les garages, ils viennent dans les garages, ils cassent des voitures". 

Dans l'espoir d'une mesure d'expulsion, les habitants relancent inlassablement les élus et les autorités, mais sans résultat pour l'heure.