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Femme brûlée au visage en marge du mouvement lycéen à Marseille : un mineur de 15 ans interpellé

Un adolescent de 15 ans a été interpellé vendredi soir à Marseille. Il est soupçonné d'avoir utilisé un spray enflammé en direction d'une passante. L'agresseur présumé est "inconnu des services de police et de justice".

Un mineur de quinze ans, soupçonné d'avoir dirigé un spray enflammé en direction du visage d'une passante à Marseille en marge des manifestations lycéennes, a été interpellé et placé en garde à vue vendredi soir, a indiqué le parquet samedi.

Un jet de flammes

Une vidéo de l'agression, qui s'est déroulée jeudi sur une place de Marseille non loin d'un lycée, a circulé sur les réseaux sociaux, montrant la femme s'interposer au moment où un groupe tente de dégrader un abribus.

Une personne au visage masqué actionne alors un spray et un briquet, déclenchant un jet de flammes au niveau du visage de la victime. Cette dernière souffre de brûlures, a-t-on appris auprès d'une source proche du dossier.

"Inconnu des services de police et de justice"

L'adolescent interpellé vendredi soir est "inconnu des services de police et de justice" a précisé à l'AFP le parquet de Marseille.

Il est visé par une enquête pour "violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) inférieure ou égale à huit jours", avec trois circonstances aggravantes: avec arme, en réunion, et visage dissimulé, a détaillé le parquet.

Il a été repéré grâce à la vidéo surveillance et aux enquêtes de terrain, a précisé une source police.

L'interpellation a eu lieu dans le quartier populaire de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement de Marseille, selon le quotidien régional La Provence. Les faits se sont, eux, déroulés dans un élégant quartier non loin du front de mer, place du 4-septembre.

L'auteur des faits "a fait usage d'un spray et d'un briquet pour asperger le visage de la victime et y mettre le feu. Aucune revendication, qu'elle soit lycéenne, sociale, agricole, déclarée ou non, ne saurait justifier des tels actes de violence" ont indiqué vendredi les services de la préfète de police déléguée, précisant que la victime avait porté plainte.