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Carburants : les nouvelles aides du gouvernement jugées insuffisantes par les pêcheurs et les agriculteurs

Les pêcheurs ne sont toujours pas satisfaits, tout comme les agriculteurs, qui réclament un GNR à 1 euro le litre. [[Philippe LOPEZ AFP]]

Face à la hausse des prix de l’énergie, les nouvelles aides du gouvernement, publiées au Journal officiel, sont jugées insuffisantes par les pêcheurs et les agriculteurs. Réunis à Paris, ils réclament des mesures plus ambitieuses pour compenser l’augmentation du gazole, du gaz et des coûts de production.

Des aides officialisées mais toujours jugées insuffisantes face à la hausse des carburants. Les dispositifs promis par le gouvernement ont été publiés ce samedi au Journal officiel, dont un coup de pouce de 50 euros par mois pour les gros rouleurs, qui utilisent leur voiture quotidiennement pour aller travailler.

Concernés eux aussi par ces mesures de soutien, pêcheurs et agriculteurs ne se disent toujours pas satisfaits. Quelques dizaines d’entre eux étaient rassemblés à Paris ce samedi pour demander un effort supplémentaire de la part de l’exécutif.

Une microtaxe

À commencer par les pêcheurs. Le gouvernement leur a accordé une aide de 35 centimes par litre de gazole pour le mois de mai. Une mesure jugée insuffisante pour maintenir la rentabilité, explique David Le Quintrec, président de l’Union française des pêcheurs artisans (UFPA), qui appelle à des mesures supplémentaires.

"Nous, ce qu’on veut, c’est pourquoi pas une microtaxe sur les denrées alimentaires importées en France. Une microtaxe également sur les gros profits, tels que ceux de Total par exemple. Ce qu’on espère, c’est que le gouvernement nous reçoive prochainement pour que l’on puisse apporter nos solutions et les structurer par la suite", insiste-t-il au micro d’Europe 1.

"On risque de perdre 25 à 30 % des cultures"

Les pêcheurs ne sont toujours pas satisfaits, tout comme les agriculteurs, qui réclament un GNR à 1 euro le litre. Parmi leurs demandes figure également un effort sur le prix du gaz, lui aussi en forte hausse.

"Pour faire une tonne d’engrais, il faut 800 m³ de gaz. Le gaz, c’est très simple : trois zones d’approvisionnement, la Russie, avec laquelle on est en guerre, le Moyen-Orient, et les États-Unis, avec lesquels l’Europe est en position délicate. Si on ne trouve pas de solution dans les semaines qui viennent, l’an prochain, on risque de perdre 25 à 30 % des cultures faute de fertilisation", s’inquiète Patrick Legras, président de la Coordination Rurale.

Une hausse du prix du gaz qui pourrait également toucher les ménages, avec une augmentation estimée à 15 % en moyenne au mois de mai, liée notamment aux tensions au Moyen-Orient.