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Prix des carburants : «Le gouvernement laisse les Français crever la bouche ouverte», accuse Ian Brossat

[Benjamin Vodant / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Invité d'Europe 1 Matin ce dimanche, Ian Brossat a fustigé l'inaction du gouvernement face à la hausse des prix du carburants. Pour le sénateur communiste de Paris, la baisse des taxes en la matière "s'impose" si l'on veut préserver le pouvoir d'achat des Français. 

2,30 euros le litre de diesel, 2,13 euros celui du SP-95... Dans le sillage de la guerre en Iran, le prix des carburants tutoie les sommets. Et la grogne se fait sentir à la pompe. Quand certains Français rencontrés par Europe 1 font le plein tant que c'est encore possible pour eux, d'autres en sont déjà à fractionner leur plein pour tenter d'alléger la facture. 

"Le gouvernement ne fait absolument rien et laisse les Français crever la bouche ouverte alors qu'ils souffrent d'une baisse du pouvoir d'achat", accuse ce dimanche matin Ian Brossat au micro d'Europe 1.

"Le carburant est une dépense contrainte"

Pour le sénateur communiste de Paris, face à une telle situation, il existe une solution : la baisse de la TVA sur les carburants. Une mesure qui "tombe sous le sens, puisque la majeure partie du prix que vous payez à la pompe ce sont des taxes qui sont prélevées par l'État".

"La baisse des taxes devrait s'imposer [...] parce que beaucoup de Français ont besoin d'utiliser leur voiture pour aller au travail. Le carburant est une dépense contrainte, pas une dépense d'agrément, ça n'est pas une dépense plaisir." Et de conclure : "Si on veut que le pouvoir d'achat des Français soit préservé, il y a une mesure d'urgence à prendre, c'est la baisse des taxes.