Charles Rodwell, député Ensemble pour la République des Yvelines, était l'invité de la Grande Interview Europe 1 / CNews. Il a évoqué la hausse du prix des carburants. «La seule issue , c'est que la France réduise ses dépendances notamment par l'électrification», a-t-il défendu.
Face à la flambée des prix des carburants, Charles Rodwell défend une stratégie mêlant aides ciblées et transition énergétique. Le député insiste sur la nécessité de réduire la dépendance aux hydrocarbures, tout en répondant à l'urgence sociale vécue par les Français.
Invité à réagir à la situation internationale lors de la Grande Interview Europe 1 / CNews, le député Ensemble pour la République a dénoncé un régime étranger "en menace d’effondrement" qui "met tout un peuple sous tutelle dans une violence que l'on connaît tous".
Mais pour l'élu, cette guerre, que la France "n’a pas choisie", a des conséquences directes sur le quotidien des Français, notamment à travers la hausse des prix de l’énergie.
"J'ai fait le tour de ma circonscription ce week-end. L'essence était à 2,20 euros et le gasoil allait jusqu'à 2,30 voire 2,40 euros".
Le constat d'un choc à la pompe
Le député évoque un véritable choc pour les automobilistes, avec des pleins dépassant désormais les 100 euros. "Quand on fait 50 litres à 2,20 euros, on dépasse les 100 euros".
Une situation qui pèse lourdement sur le pouvoir d'achat, dans un contexte où les tensions internationales continuent d'alimenter la hausse des prix.
Réduire la dépendance aux hydrocarbures
Pour Charles Rodwell, la réponse à long terme est claire. Il faut réduire la dépendance énergétique de la France : "Le seul moyen de sortir de ce type de crise, c'est que la France réduise ses dépendances, notamment par l'électrification massive de ses usages".
Il défend ainsi une stratégie reposant sur le développement du nucléaire et des énergies renouvelables, afin de transformer en profondeur le mix énergétique français.
Des aides ciblées plutôt que généralisées
À court terme, Charles Rodwell soutient les mesures annoncées par Gabriel Attal, notamment les aides sectorielles.
Il cite en exemple les dispositifs destinés aux pêcheurs et ceux à venir pour les automobilistes les plus dépendants de leur véhicule.
"Je ne vois pas pourquoi les mesures devraient bénéficier à tous". L'élu assume une logique de ciblage, privilégiant les Français qui n'ont pas d'alternative à la voiture : "Pour ceux qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture, évidemment qu'il faut les accompagner".