La réponse de l'État face à la crise des carburants sème la zizanie dans les rangs d'Horizons. Alors que l'ancien Premier ministre Édouard Philippe souhaite doubler les aides face à la flambée des prix, sa numéro deux, Christelle Morançais, rejette cette méthode et dénonce une illusion financière dans un contexte de comptes publics dans le rouge.
Cette question de la politique du chèque, même très ciblée, divise fortement au sein du parti du candidat Édouard Philippe.
"Je ne suis pas en accord avec lui sur ce sujet", a ainsi indiqué sa numéro deux, Christelle Morançais, au micro de RTL.
"Aujourd'hui, la politique du chèque, je n'y crois pas. C'est une conviction très personnelle, je l'ai dit sur votre antenne, je le redis aujourd'hui. Nous n'avons plus les moyens de la politique du chèque."
Selon elle, un tel dispositif donne une fausse impression de générosité, car on donne d'une main ce qu'on reprend de l'autre.
L'alternative : moins de dépenses et moins d'impôts
Sa solution, elle est simple : moins de dépenses publiques, moins d'impôts, et donc moins d'aides. C'est une méthode qui fonctionne déjà dans sa région des Pays de la Loire, et qu'elle voudrait maintenant appliquer à l'échelle nationale.
Le problème, d'après la vice-présidente d'Horizons, est que les efforts demandés dans le prochain budget reposent là encore sur le dos des Français, plutôt que sur une véritable réduction des dépenses de l'État.