Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Carburants : à la veille des vacances scolaires, les ports corses toujours bloqués

Au total dans les différents ports de l'île méditerranéenne, "neuf bateaux" avec leurs passagers sont bloqués. [Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP]

Le blocage des principaux ports de Corse se poursuit à la veille des vacances scolaires, avec plusieurs navires immobilisés. Les pêcheurs réclament un rééquilibrage du prix du carburant, tandis que les autorités appellent à lever les barrages et à poursuivre le dialogue.

Le blocage des principaux ports de Corse, qui a débuté mardi matin, est maintenu jeudi à la veille des vacances scolaires dans l'île, selon la préfecture et un jeune syndicat de défense des pêcheurs à l'initiative du mouvement.

Au total dans les différents ports de l'île méditerranéenne, "neuf bateaux" avec leurs passagers sont bloqués, a indiqué à l'AFP la préfecture de Corse qui annonce qu'"une table ronde va se tenir à 14H30".

Un rééquilibrage tarifaire entre la Corse et le continent attendu

Mercredi soir, les pêcheurs avaient été reçus en préfecture à Ajaccio à 17H00, une réunion qui n'avait pas permis d'aboutir à la levée du blocage mais à l'organisation de cette table ronde, selon la même source.

Contacté par l'AFP, Joseph Sanna, le porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs en Corse, a déclaré que les pêcheurs avaient "débloqué hier soir Ile Rousse et Propriano" pour acheminer les produits vitaux tels que les médicaments mais que "deux bateaux restent jeudi bloqués à Bonifacio, quatre à Ajaccio, un à Porto-Vecchio et deux à Bastia".

"Le blocage est maintenu et ne sera levé que si on a satisfaction sur nos demandes", a-t-il dit, rappelant attendre "le rééquilibrage tarifaire entre la Corse et le continent" du prix du carburant, dans un contexte de hausse généralisée liée à la guerre au Moyen-Orient.

"La levée des blocus" demandée 

Mardi à l'Assemblée nationale, le député de Corse-du-Sud Paul-André Colombani a déploré que, "si sur le continent, le prix moyen du gasoil détaxé est passé de 64 centimes à 1,09 euros en un mois, en Corse, il atteint désormais le prix record de 1,45 euro".

Dans un communiqué mardi soir, la préfecture avait appelé à "la levée immédiate des blocages" en rappelant que "le refus d'obtempérer (...) est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 20.000 euros".

Un "Collectif" réunissant les chambres de commerce, d'agriculture et d'artisanat de l'île ainsi que bon nombre d'organisations représentatives notamment du BTP, du vin, de la grande distribution, des avocats -soit plusieurs dizaines de milliers d'emplois- ont également appelé à "la levée des blocus" et à "la poursuite du dialogue" avec les pouvoirs publics.