La Corse pourrait obtenir un statut d’autonomie au sein de la République, dans les mois qui viennent. Un processus qui nécessite néanmoins du temps, rendant son adoption incertaine sous le quinquennat d'Emmanuel Macron.
La Corse obtiendra-t-elle son autonomie ? C’est le sujet qui a occupé tous les débats des députés ces trois derniers jours. Jeudi, l’Assemblée a terminé l’examen du texte, qui sera ensuite voté (ou non) la semaine prochaine.
Un calendrier très serré
Dans les faits, l'indépendance signifierait un pouvoir législatif et réglementaire propre à l’île de Beauté dans certains domaines. Un pouvoir que les députés veulent cependant encadrer d’une loi dans le futur. Mais rien ne garantit que cette autonomie soit entérinée durant la dernière année du quinquennat d’Emmanuel Macron.
D’abord parce qu’après le vote de l’Assemblée, mardi prochain, où les voix du RN et de la France insoumise seront déterminantes, le texte sera présenté au Sénat à l’automne, dans une version identique.
Et ce n’est pas terminé, puisqu’il s’agirait ensuite de modifier la Constitution. L'ultime étape serait donc la réunion d’un congrès, lors duquel le projet de loi devra être approuvé par les trois cinquièmes des parlementaires. Le tout dans un contexte de campagne présidentielle.