Les députés s'expriment ce mardi sur le projet de loi d'autonomie de la Corse. Mais au sein du palais Bourbon, les avis sont plus que partagés face à la soif d'émancipation de l'île de Beauté.
C'est un vote solennel qui se déroule ce mardi à l'Assemblée nationale. Les députés se prononcent sur l'autonomie de la Corse, après trois jours de débats intenses au sein du palais Bourbon.
Mais le résultat reste très incertain. Du côté les macronistes, il faut soutenir le texte. Pour Laurent Marcangeli du groupe Horizon, le projet de loi permet d'apaiser les volontés indépendantistes en reconnaissant une forme de spécificité corse. Face à lui, le Rassemblement national refuse catégoriquement de fracturer la République. Marine Le Pen a prévenu : "Nous voterons contre car nous considérons que cette proposition gouvernementale est dangereuse à long terme", insiste-t-elle.
Le vote de la gauche décisif
À droite, la position est plus nuancée. Les Républicains soutiennent la spécificité corse, mais craignent que l'île de Beauté ne gagne trop d'autonomie en échappant au contrôle du Parlement. À gauche, les 71 députés de La France insoumise peuvent faire basculer le vote. Leur clause de non-régression sociale et environnementale a été rejetée et Éric Coquerel laisse planer le doute. "Pour l'instant, on s'est abstenus et nous déciderons au dernier moment", affirme-t-il.
Mais au-delà du résultat, il faudra regarder la participation et l'écart de voix car une large majorité, dans un sens ou l'autre, enverra un signal politique fort au Sénat, plutôt opposé à ce texte.