Dans les rayons des magasins, le prix des rares climatiseurs et ventilateurs restant a doublé. Les commerçants se sont tournés vers la tarification dynamique, une pratique qui permet d'ajuster les étiquettes en temps réel selon l'état des stocks et l'urgence de la demande.
Alors que 67 départements sont placés en vigilance orange canicule, le pays étouffe. Le mardi 7 juillet, le thermomètre a grimpé jusqu'à 41,3°C à Angoulême et a frôlé les 41°C à Bordeaux. Face à cette chaleur écrasante, trouver un climatiseur ou un ventilateur relève du parcours du combattant. Les stocks sont presque épuisés et, pour les rares consommateurs qui dénichent un appareil, la facture est souvent douloureuse. Selon l'UFC-Que Choisir, le prix de certains ventilateurs a tout simplement doublé.
Des rayons vides
Dans ce magasin d'électroménager parisien, les rayons dédiés au rafraîchissement sont désespérément vides. Seuls quelques rares modèles restent disponibles, mais à des tarifs prohibitifs. Ali, un client venu s'équiper, n'en croit pas ses yeux : "Quand j'ai regardé il y a deux semaines de cela, ce modèle était à 80 euros. Là, il est passé à 120 euros ! 40 euros de plus ? Ça me dégoûte, ça me décourage. Si ça continue comme ça, il vaut mieux que je garde mon tout petit ventilo", dit-il au micro d'Europe 1.
La tarification dynamique
Cette flambée s'explique par un effondrement brutal des stocks, comme le détaille Grégory Carré, directeur de l'Observatoire de la Consommation : "Il y a un véritable effondrement de la disponibilité des produits. Pour les climatiseurs sur internet, on est passé de 1.200 offres à seulement une centaine. Pour les ventilateurs, le constat est le même : sur 4.000 références habituelles, il n'en reste qu'un millier actuellement".
Pour faire face à cette pénurie et maximiser leurs profits, les enseignes se tournent massivement vers la tarification dynamique. Cette pratique permet d'ajuster les étiquettes en temps réel selon l'état des stocks et l'urgence de la demande.
"Nous invitons les consommateurs à être extrêmement vigilants. On ne peut pas faire aveuglément confiance aux marchands. Un prix affiché à un instant T est désormais susceptible de beaucoup bouger en quelques heures", prévient Grégory Carré.
Pour éviter de payer le prix fort sous le coup de l'urgence ou de faire un mauvais choix dans la précipitation, le directeur de l'Observatoire de la Consommation livre un conseil simple mais crucial : attendre que la vague de chaleur passe avant d'acheter.