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Blocus des lycées : retour à Haubourdin où les dégâts restent visibles

Les traces des actes de vandalisme perturbent toujours la vie du village d'Haubourdin. [Maximilien Carlier / Europe 1]

Alors qu'une mobilisation de grande ampleur est prévue ce samedi, le blocus des lycées pourrait bien s'essouffler avec le début des vacances de la Toussaint. Un ralentissement très attendu par de nombreux Français, après avoir constaté les dégâts des débordements.

Nouvelle journée de mobilisation. Ce samedi 17 octobre 2026, entre 60.000 et 110.000 manifestants sont attendus dans toute la France, alors que le blocus des lycées s'est poursuivi dans la semaine. Mais le mouvement pourrait être ralenti par le début des vacances de la Toussaint. 

Après plusieurs semaines de débordements, de nombreux Français espèrent un retour au calme. C'est le cas à Haubourdin dans le Nord, où les traces des actes de vandalisme perturbent toujours la vie du village.

"Pourquoi cela a autant dégénéré ?"

Afin d'éviter toute intrusion, des panneaux en bois protègent le foyer du club de foot d'Haubourdin. À l'intérieur, il ne reste que le bar : vitres et portes fracturées, télévision brûlée, chasubles, ballons et coupes volés ou détériorés.

"Aujourd'hui, on ne peut toujours pas ouvrir le club house, ni accueillir du public. Ça nous impacte parce que deux semaines de club house fermé, c'est deux semaines de recettes en moins", confie Clémentine Buchet, présidente du club de football d'Haubourdin, à Europe 1.

"Pourquoi cela a autant dégénéré ?", se demande encore cette responsable qui pointe du doigt les casseurs. Des lycéens se sont encore mobilisés cette semaine, tandis que les élus tentent de remettre tout en état.

"Les experts passent. On va essayer de réparer, mais toute la semaine, il y a eu des manifestations, donc les associations sont encore bloquées, les créneaux horaires sont perturbés. Pour le moment, on est obligé de fermer les salles", explique José Lenfant, responsable des associations et adjoint au sport.

"On espère désormais un peu de calme", ajoute cet élu, qui appréhende et pense déjà à la rentrée scolaire dans deux semaines.