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Blocus des lycées : cocktails Molotov, mortiers... Ces armes plus variées et dangereuses utilisées par les émeutiers

Un quart des membres des forces de l'ordre blessés durant le mouvement souffre de brûlures et d’acouphènes à cause des mortiers. [Christophe ARCHAMBAULT / AFP]

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur communiqués ce mercredi, 7.950 personnes ont été placées en garde à vue lors du blocus des lycées, dont 85% de mineurs. Parmi les émeutiers, beaucoup utilisent des engins pyrotechniques. Un phénomène connu, mais particulièrement visible depuis le début du mouvement.

Des mortiers de plus en plus dangereux et diversifiés, selon les spécialistes de la préfecture de police. Alors que le blocus des lycées s'est poursuivi ce mercredi 14 octobre 2026, 7.950 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement, dont 85% de mineurs, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Ces adolescents sont, pour la plupart, poursuivis pour des dégradations graves ou des violences sur les forces de l’ordre. Un phénomène qui n’est pas nouveau, mais qui a été très visible lors des blocages : l'utilisation des engins pyrotechniques. Ces émeutiers utilisent plusieurs armes dangereuses, dont des cocktails Molotov et des mortiers d’artifice.

Les cocktails Molotov, un mélange assez accessible

Les incidents se sont multipliés depuis dix jours. À Strasbourg, un jeune de 16 ans s’est gravement blessé à la main avec des gros pétards. Une lycéenne au Blanc-Mesnil a été brûlée au dos après avoir reçu des mortiers d’artifice tirés par ses camarades. À Saint-Cyr-l'École la semaine dernière, un bébé d’un an a été victime d’acouphènes à cause d’engins pyrotechniques.

Au total, 937 membres des forces de l’ordre ont été blessés depuis le début du mouvement. Selon les informations d’Europe 1, un quart souffre de brûlures et d’acouphènes à cause de ces mortiers.

Des armes qui se diversifient, notent les spécialistes de la préfecture de police dans un document qu’Europe 1 a consulté. À côté des traditionnelles chandelles, apparaissent désormais des acides, des bombes et des batteries d’artifices.

Certains matériels permettent de garder à distance les policiers sans qu’ils ne puissent riposter. D’autres sont envoyés spécifiquement pour blesser et tuer, comme les cocktails Molotov, composés de chlorate et d’acide sulfurique.

Un mélange assez accessible et qui peut infliger de gros dégâts, surtout lorsqu’il est employé dans des endroits fermés, comme à l’intérieur des lycées.