Comment sortir du cliché "le rose pour les filles, le bleu pour les garçons" ? Les professionnels du jouet doivent être reçus jeudi au ministère de l’Economie pour signer une nouvelle charte et tenter de mettre fin au marketing genré . "Je suis contre le genre dans absolument tout", a réagi Bilal Hassani, au micro d’Europe 1 jeudi matin. "On devrait arrêter de genrer les avis ou les couleurs. On nous a habitué à genrer absolument tout, alors que ce n’est pas du tout nécessaire. Cela crée une pression", raconte le chanteur qui a représenté la France à l’Eurovision en 2019 .
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"J’ai vécu des choses désolantes pendant mon adolescence et mon enfance"
A 21 ans, Bilal Hassani a lancé "Two Spirits", une collection de vêtements non-genrés et unisexes. "Quand j'allais dans une boutique de prêt-à-porter et que je trouvais un jean plus sympa côté femmes, j’avais l’impression qu’il m’était interdit d'aller le prendre, d'aller l'essayer. Je savais que j’allais avoir des regards. […] J’ai vécu des choses assez désolantes pendant mon adolescence, et même pendant mon enfance. À ce moment-là, je ne comprenais pas du tout pourquoi ça pouvait poser problème que j'ai envie d'acheter une poupée au lieu d'un pirate ou d'une figurine de superhéros ou de voiture", se souvient-il.
Mais il s’est petit à petit affranchi des codes. "Il faut maintenant que l’on passe à l'étape suivante qui est d'arrêter de genrer les choses", conclut-il.