Bernard Tapie : "J'ai de moins en moins peur de la mort car j'ai réussi ma vie"

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Opéré de son cancer de l'estomac en 2018, Bernard Tapie affirme désormais, à 76 ans, ne plus avoir peur de mourir et se dit content de ce qu'il a accompli, dans des confidences à Europe 1 lundi matin.
INTERVIEW

Il n'est pas passé loin de la mort alors aujourd'hui, il relativise. Invité exceptionnel d'Europe 1 lundi, Bernard Tapie est revenu sur son long combat contre un cancer de l'estomac, dont il a été opéré début 2018. "J'ai de moins en moins peur de la mort. Quand t'as 76 ans, tu te fais à l'idée que la mort, c'est un départ qui clôture la vie. Ce qui est emmerdant c'est si vous êtes sur le point de partir en vous disant : 'j'ai des regrets, des remords'", a confié l'homme d'affaires et ancien ministre, au micro d'Audrey Crespo-Mara. 

Une vie bien remplie et une grande famille. Bernard Tapie se satisfait de la vie qu'il a menée et de ce qu'il laissera derrière lui, notamment son héritage de président de l'OM. "Quand je vois la réaction du public au stade Vélodrome quand j'étais malade, je me dis que je ne suis pas né pour rien. C'est fantastique tous ces gens qui transmettent leur passion à leurs enfants", s'émeut-il.

Aujourd'hui, Bernard Tapie trouve son réconfort auprès de sa famille. "J'ai ma femme, mes enfants, mes petits-enfants et même mon arrière petit-fils. L'important, ce n'est pas de réussir dans la vie mais de réussir sa vie. Et j'ai réussi ma vie", a résumé Bernard Tapie, chaudement applaudi par le public venu assister à la 100ème matinale de Nikos Aliagas, en direct au studio Bellemare.

Confiance dans les hôpitaux publics. Pour en arriver là, Bernard Tapie a lutté contre le cancer pendant de longs mois. À l'occasion de la journée mondiale contre le cancer, Europe 1 publie une tribune exclusive signée par treize chirurgiens pour demander l'arrêt des opérations illégales du cancer. Une pratique méconnue mais répandue. "Ça me paraît incroyable. C'est déjà une épreuve assez compliquée. Si en plus le malade n'a pas les chances qu'il devrait avoir… Moi, j'ai choisi l'assistance publique, sans contester qu'il existe d'excellentes cliniques", souligne Bernard Tapie.

"Ce qui est sûr, c'est que tous les hôpitaux de l'assistance publique fonctionnent bien. Dans le public, jamais un chirurgien ne prendra le risque de s'aventurer dans une opération dont il n'a pas la compétence", estime-t-il. Pour Europe 1, Bernard Tapie revient également sur son statut de malade parmi d'autres. "Si tu as la chance d'être un peu connu, la crédibilité que tu donnes à l'hôpital redonne un moral incroyable aux autres patients", explique-t-il encore.