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Baisse des allocations familiales : «On fragilise très concrètement les familles qui ont les revenus les plus bas», souligne Benoît Perrin

Europe 1 [Europe 1]

Invité de "Chritine Kelly et vous" ce mercredi Benoît Perrin, économiste et directeur de Contribuables Associés, est revenu sur la réforme de la majoration des allocations familiales. Celle-ci impacte directement les ménages les plus modestes, souligne-t-il. 

Depuis le 1er mars, "l'âge de revalorisation des allocations familiales est repoussé", informe le site du Service Public. Une réforme qui pénalise directement les ménages les plus modestes : "c'est là où le système est complètement grotesque", fustige Benoît Perrin, économiste et directeur de Contribuables Associés, dans Christine Kelly et vous.

"Depuis 2015 et la décision de François Hollande de justement distribuer ces allocations familiales en fonction du nombre d'enfants, mais surtout en fonction du revenu, les famille directement touchées par ce type de réforme, ici de la modification de la majoration, ce sont les familles qui ont les revenus les plus faibles", souligne-t-il.

Une réforme paradoxale 

Le montant des allocations perçu varie en fonction notamment des ressources et de l'âge des enfants. Ce montant est majoré quand ils atteignent un certain âge. La revalorisation est désormais fixée à 18 ans, contre 14 ans auparavant, et "fragilise les familles qui ont les revenus les plus bas".

Concrètement, "une famille de trois enfants qui est dans la tranche 1, donc avec des revenus pas très importants, perd 2.730 euros", explique Benoît Perrin. En comparaison, "une famille avec trois enfants mais qui a de gros revenus ne perdra que 684 euros. Si elle a deux enfants, elle ne perdra que 228 euros". 

Ce qui est, d'une certaine manière, "assez logique", explique-t-il. Car, une famille avec de bons revenus touche déjà "très peu d'allocations" et donc, elle " va moins perdre".