"Avec la grève, j’ai accepté de venir de dormir ici" : Germaine, auxiliaire de vie, est hébergé par son patient

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grève RER 1:21
Les transports en commun restent perturbés vendredi. © AFP
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La RATP annonce la poursuite de la grève jusqu'à lundi en Ile-de-France. Les transports en commun sont fortement perturbés sur l'ensemble du réseau : lignes de métro coupées, RER au ralenti... Un vrai parcours du combattant pour ceux qui sont obligés de se rendre au travail. Europe 1 a rencontré Germaine, auxiliaire de vie.
REPORTAGE

Après une mobilisation massive jeudi contre la réforme des retraites, la grève se poursuit. Et notamment dans les transports en commun. La SNCF a annoncé l’annulation de 90% des TGV ainsi que 70% des liaisons TER. En Ile de France, le trafic est toujours fortement perturbé sur le réseau RATP. Dix lignes de métro sont interrompues totalement, un RER A sur deux et un RER B sur trois circuleront uniquement aux heures de pointe. Un parcours du combattant pour ceux qui doivent impérativement travailler. Europe 1 est allée à la rencontre de Germaine, une auxiliaire de vie, obligée de dormir sur son lieu de travail. 

Elle s’occupe de Guy, 93 ans, atteint de la maladie de Parkinson. Son patient ne peut plus faire les gestes du quotidien sans son aide. Mais l’auxiliaire de vie habite à l’autre bout de la région. Chaque matin, pour venir travailler elle doit prendre le bus, le train et le métro. Quatre heures de trajet aller-retour, en temps normal.

"J'ai dormi ici hier"

Avec la grève, c’était une mission impossible. Alors pour ne pas laisser seul son patient, Germaine a débarqué mercredi avec sa valise. "Avec la grève, j’ai accepté de venir de dormir ici. J’habite loin, à Trappes", explique Germaine. "J’ai dormi ici hier, et je vais encore dormir ici jusqu’à lundi, je suppose." La RATP a en effet indiqué que le mouvement de grève était reconduit jusqu'à lundi. 

 Elle s’est installée au fond du couloir, dans une remise transformée en chambre d’amis. Elle espère néanmoins que cette grève ne va pas s’éterniser car elle n’est pas payée plus pour dormir chez son patient.