Le monde agricole traverse une crise profonde depuis près d'un an. C'est la colère qui domine. Depuis un an, les agriculteurs enchaînent les manifestations. Chaque semaine ou presque, ils menacent de bloquer les grandes villes et de les affamer avec l'espoir de faire réagir le gouvernement.
"Je n'attends plus rien des politiques"
Le monde paysan rêve d'obtenir des avancées concrètes, notamment du côté de la surtransposition des normes. Cette réunion à Matignon ce lundi ne devrait rien apporter, selon Lionel Condé, président de la Coordination rural du Gers : "Je pense qu'on n'aura rien du tout, là, dans l'immédiat", affirme-t-il.
"Je n'attends plus rien des politiques. Ça fait un an qu'ils nous disent que oui, ça va arriver, oui, ça va arriver. Des promesses, en veux-tu, en voilà. On n'obtiendra rien ce lundi. De toute façon, ce n'est même pas sûr que la semaine prochaine, le gouvernement soit encore en place. Le grand jeu politique, aujourd'hui, c'est la petite guéguerre. Ça divise tout le monde, il n'y a rien qui avance".
Pour le moment, aucune nouvelle mobilisation n'est programmée, mais cela pourrait avoir lieu d'ici un mois. Les élections pour élire les présidents ou présidentes des chambres d'agriculture, programmées le 1er février prochain, devraient marquer une pause. Mais les agriculteurs préviennent, si d'ici les résultats, rien ne bouge, ils reprendront les manifestations.