Trois ans jour pour jour après l’assassinat de Dominique Bernard à Arras, une cérémonie d’hommage était organisée ce mardi devant l’hôtel de ville. Samuel Paty, tué en 2020, a également été honoré, au lendemain de l’attaque survenue dans un collège d’Aubagne.
Deux enseignants étaient à l’honneur ce mardi : Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué en 2020, et Dominique Bernard, professeur de français assassiné il y a trois ans jour pour jour lors d’une attaque terroriste au sein du groupe scolaire Gambetta-Carnot, à Arras. Dans la ville du Pas-de-Calais, une cérémonie d’hommage s’est tenue ce mardi matin devant l’hôtel de ville. Une minute de silence a été observée, avant que les sirènes ne retentissent.
Entre 300 et 400 personnes étaient présentes pour rendre hommage à Dominique Bernard. Parmi elles, Jacques, venu soutenir la communauté éducative. "C’est important de se souvenir que le professeur a été assassiné par un terroriste islamiste. Il faut venir soutenir toute la communauté éducative", explique-t-il. Le retraité pense aussi aux enseignants touchés par l’attaque survenue lundi dans un collège d’Aubagne. Ce nouveau passage à l’acte a ravivé l’inquiétude autour de la sécurité dans les établissements scolaires.
"Je me demande où ça va s’arrêter"
À côté de lui, Jean-Michel partage ce sentiment. "Je me demande où ça va s’arrêter, cette violence. Parce que 14 ans, pas connu des services de police, et d’un seul coup, arriver dans le collège avec une arme à feu, on doit se poser des questions", réagit-il. Le lendemain de l’attaque d’Aubagne, l’émotion reste forte.
Dans cet établissement des Bouches-du-Rhône, un adolescent de 14 ans a ouvert le feu, blessant le principal et une enseignante. Le drame a immédiatement suscité de nombreuses réactions dans le monde éducatif. À Arras, plusieurs habitants soulignent que le métier d’enseignant semble aujourd’hui plus exposé.
"Ce n’est pas facile d’être enseignant de nos jours", confient certains riverains venus assister à la cérémonie. Une autre cérémonie d’hommage à Dominique Bernard doit également se tenir en fin d’après-midi. Elle a été imaginée par son épouse, Isabelle Bernard, pour continuer à faire vivre la mémoire du professeur assassiné.