Ânes pris pour des biches en Savoie : un an avec sursis requis contre le chasseur

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Le maximum encouru dans une telle affaire est de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.
Le maximum encouru dans une telle affaire est de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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En 2017, ce chasseur suisse avait croisé un troupeau d'ânes, et en avait tué quatre, à faible distance, en rechargeant sa carabine à chaque fois. Il avait ensuite expliqué les avoir confondus avec des biches.

Un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende ont été requis mercredi devant la cour d'appel de Chambéry contre un chasseur suisse qui avait tué quatre ânes en prétendant les avoir pris pour des biches.

Une confusion impossible

Ce chasseur s'était rendu en 2017 à Arith pour y participer à une chasse au cerf. Il avait croisé un troupeau d'ânes, et en avait tué quatre, à faible distance, en rechargeant sa carabine à chaque fois. Le tribunal l'avait condamné à 750 euros d'amende en juin dernier - et à indemniser la propriétaire des ânes - en estimant qu'il avait pu confondre les deux sortes d'animaux. L'avocat général au contraire a estimé mercredi que le chasseur n'avait pu faire une telle confusion, a expliqué Me Patrice Grillon, l'avocat de l'association Stéphane Lamart et de la SNDA (Société nationale pour la défense des animaux). Il a considéré qu'il y avait eu dans cette affaire cruauté envers les animaux, deux au moins des ânes ayant longuement souffert avant de devoir être abattus.

Le chasseur explique qu'il n'avait pas très bien dormi

Le maximum encouru dans une telle affaire est de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Pour sa défense, le chasseur a expliqué qu'il s'était disputé la veille avec son amie, qu'il n'avait très mal dormi, et il a reconnu qu'il n'aurait pas dû venir chasser ce jour-là.

Me Grillon s'est dit satisfait auprès de l'AFP de la position du parquet dans cette affaire, tout en relevant une sorte de "ségrégation" entre espèces animales, car si le chasseur avait effectivement tué des biches, "la souffrance animale aurait été la même, mais ce n'aurait malheureusement pas été pénalement répréhensible", ne s'agissant pas d'animaux domestiques. L'arrêt sera rendu le 3 juillet.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP