Dupond-Moretti recommande à Mélenchon "une bonne petite camomille" : "Pour qui il se prend ?", réagit Alexis Corbière

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Interrogé sur les propos de l'avocat, qui a conseillé à Jean-Luc Mélenchon de "prendre de la camomille" avant son procès, le député LFI l'a jugé "très énervé", jeudi soir sur Europe 1. 
INTERVIEW

La tension monte, à moins d'une semaine du procès qui attend Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches, les 19 et 20 septembre, pour actes d'intimidation envers l'autorité judiciaire, rébellion et provocation. Un an après les perquisitions houleuses à la France Insoumise, trois policiers de ce dossier seront défendus par le pénaliste Eric Dupond-Moretti. Lors d'une conférence de presse organisée jeudi, le leader de LFI a dépeint l'avocat comme un "pion", "payé par l'Etat pour être l'avocat qui sera face à (eux)". 

"Je ne suis le pion de personne"

"C'est surréaliste", a d'abord réagi Eric Dupond-Moretti lui-même, jeudi après-midi. "Je pense qu'il faut qu'il aille voir un médecin et qu'il prenne de la camomille Jean-Luc, là... (...) Je ne suis le pion de personne. Quand un policier est insulté, il a le droit à l'aide de l'Etat, et l'Etat paie les honoraires de l'avocat qui a été choisi. Ça n'a pas été spécialement élaboré pour perdre Jean-Luc Mélenchon."

 

Interrogé sur ces mots jeudi soir sur Europe 1, le député LFI Alexis Corbière, qui fait partie des prévenus poursuivis au côté de Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé des propos "outranciers". "Il a la réputation d'être 'Acquittator', là c'est plutôt 'Insultator'", a-t-il lancé. "Je vois Dupond-Moretti qui joue le rôle de la forte personnalité, en insultant Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon ne l'a pas insulté."

"Pour qui il se prend, Dupond-Moretti ?"

Affirmant que Jean-Luc Mélenchon avait seulement voulu critiquer "le choix de Dupond-Moretti, qui normalement n'est pas un avocat de policiers", Alexis Corbière poursuit : "Il dit que c'est un malade, pour qui il se prend Dupond-Moretti ? C'est dans les pays de l'Est, c'est les Staliniens qui rendaient leurs adversaires malades ! Hé, Dupond-Moretti, c'est toi qui doit aller prendre une petite camomille ! (...) Le terrain sur lequel il se place montre bien qu'il est outrancier, qu'il va être outrancier. Il défend Balkany, il défend le roi du Maroc, donc il ne va pas me faire la leçon. (...) Il coûte cher et en général il perd."