Agression de Condé-sur-Sarthe : plus que 2 prisons bloquées, dont celle de Condé

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La prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe était bloquée mercredi matin par le personnel pénitentiaire.
La prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe était bloquée mercredi matin par le personnel pénitentiaire. © AFP
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Mercredi midi, seulement deux établissements restaient bloqués par des surveillants pénitentiaires au lendemain de la violente agression par un détenu radicalisé de deux surveillants à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe.

Deux établissements pénitentiaires restaient bloqués mercredi midi, celui de Condé et celui de Rouen, au lendemain de l'agression de deux surveillants par un détenu radicalisé à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe. En début de matinée, 23 prisons avaient été bloquées, selon nos informations. Ce chiffre est tombé à dix un peu avant 11h, puis à deux donc peu avant midi. Des débrayages ponctuels ou des blocages partiels (accès restreint au parloir) ont également eu lieu.

A Condé, "c'est un mouvement illimité".  "Il y a 130 personnes devant, tout est bloqué et personne ne rentre, la police, le personnel de direction, seule une infirmière a pu entrer", a déclaré à Emmanuel Guimaraes, délégué national FO, devant l'entrée de la prison de Condé. "C'est un mouvement illimité. L'émotion est très forte car ça faisait longtemps qu'on disait que ça allait arriver", a-t-il ajouté au milieu de feux de palettes et de pneus. 

Deux surveillants poignardés. Mardi matin, deux surveillants ont été grièvement poignardés par un détenu radicalisé qui a été interpellé ensuite dans l'assaut du Raid au cours duquel sa compagne a été tuée.