Âge pivot : Laurent Berger (CFDT) évoque "une volonté d'ouverture" du Premier ministre

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Le président de la CFDT, Laurent Berger, arrive à l'Hôtel de Matignon pour une réunion avec les représentants syndicaux, à Paris, le 19 décembre 2019. © MARTIN BUREAU / AFP
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avec AFP , modifié à
Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a affirmé, vendredi, qu'il avait senti "une volonté d'ouverture" du Premier ministre Édouard Philippe, à propos de l'âge pivot. Lors d'une rencontre avec le Premier ministre, Laurent Berger a demandé "une remise à plat (qui) commence par enlever l'âge d'équilibre".

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a dit vendredi avoir "senti une volonté d'ouverture dans la parole" du Premier ministre sur l'âge pivot, "une mesure aveugle qui n'avait pas lieu d'être dans le projet de loi" réformant le système de retraite, selon lui.

"Le Premier ministre nous a dit qu'il répondrait (...) assez vite, assez rapidement (...) à ces préoccupations. On a senti (...) une volonté d'ouverture dans la parole mais encore une fois, je dirais, comme je l'ai dit depuis maintenant quelques jours, tout ça se mesure in fine aux actes", a-t-il dit à l'issue d'une bilatérale sur une "conférence de financement" du système des retraites.

Une mesure qui "ne porte pas le sceau de la justice sociale"

Il a insisté sur le fait que la CFDT "n'entrera dans la conférence de financement qu'à une seule condition" : "une remise à plat (qui) commence par enlever l'âge d'équilibre". "Cette mesure, telle qu'elle est aujourd'hui, ne porte pas le sceau de la justice sociale", selon lui.

 

Lors de la rencontre, Laurent Berger a dit au Premier ministre que "la CFDT n'avait jamais été désintéressée par la question de l'équilibre (budgétaire), mais qu'une mesure aveugle et injuste comme celle-ci n'avait pas lieu d'être dans le projet de loi" actuel. Le dirigeant du premier syndicat français, qui soutient le principe d'un système de retraite par points, a été reçu près d'une heure et quart, bien plus longtemps que ses homologues syndicaux et du patronat, qui ont, eux, bénéficié d'une entretien de 45 minutes.