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Affaire Thomas à Crépol : «Il faut qu'on fasse du racisme anti-blanc une cause nationale», estime François Bousquet

Il estime que cette qualification a longtemps été écartée pour des raisons idéologiques0 [© Europe 1]

Invité d'Eliott Deval et vous, François Bousquet, auteur de Sale blanc, a réagi à la requalification des faits dans l'affaire Thomas à Crépol. Il appelle à faire du racisme antiblanc "une cause nationale", estimant que cette forme de racisme est "ignorée depuis des décennies".

Pour François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Eléments et auteur de «Sale blanc», la décision de la juge d'instruction dans l'affaire Thomas à Crépol avec la circonstance aggravante du racisme antiblanc marque un tournant. 

Il affirme avoir été "accablé et scandalisé" par la position initiale du parquet, qui, selon lui, s'était aligné sur "le narratif médiatique", "fixé par Patrick Cohen", en écartant la qualification de racisme antiblanc. Il souligne que plusieurs témoignages évoquant cette motivation figuraient pourtant dans le dossier, notamment des propos rapportés par des témoins au moment des faits.

Une qualification longtemps écartée pour des "raisons idéologiques"

L'auteur estime que cette qualification a longtemps été écartée pour des raisons idéologiques. "Le racisme anti-blanc ne peut pas exister", résume-t-il, en dénonçant une vision qu'il attribue à une partie des sciences sociales et du monde médiatique.

Il rappelle également qu'un sondage commandé par la Licra faisait état de "quatre Français sur dix" disant avoir déjà été victimes de racisme antiblanc.

François Bousquet appelle désormais à une reconnaissance plus large de ce phénomène. "Je pense qu'il faut qu'on fasse du racisme antiblanc une cause nationale", affirme-t-il, Selon lui, toutes les formes de racisme doivent être combattues sans distinction ni hiérarchie.