Affaire Grégory : la décision sur d'éventuelles nouvelles expertises attendue ce mercredi

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Cela fait plus de 36 ans que le petit Grégory est mort. 1:19
Cela fait plus de 36 ans que le petit Grégory est mort. © AFP
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La cour d'appel de Dijon rendra ce mercredi matin sa décision sur la possibilité ou non de mener de nouvelles expertises dans le cadre de l'affaire du petit Grégory, mort il y a plus de 36 ans. "Au lieu des similitudes à 100 %, on pourrait rechercher des similitudes à 50%", indique une avocate des parents de Grégory; mercredi sur Europe 1.

Plus de 36 ans après la mort du petit Grégory, la justice doit annoncer ce mercredi matin si elle autorise ou non de nouvelles expertises dans le cadre de ce dossier. C'est la cour d'appel de Dijon qui rendra sa décision, alors que les parents du petit garçon ont demandé de nouvelles analyses ADN. Grâce à celles-ci, les parents espèrent donner un nouveau souffle à l'enquête et peut-être, enfin, approcher de la vérité.

"Au lieu des similitudes à 100 %, on pourrait rechercher des similitudes à 50 %"

Les avocats de Christine et Jean-Marie Villemin veulent tirer profit de chaque avancée scientifique pour ré-interroger les scellés du dossier Grégory. Cette fois-ci, il s'agirait de comparer neuf fragments d'ADN isolés sur des courriers anonymes, une seringue et les vêtements du petit garçon, avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques et ce grâce à une technique récente. "On a demandé à ce qu'on puisse faire une recherche avec l'ADN de parentèle, c'est-à-dire qu'au lieu des similitudes à 100%, on pourrait rechercher des similitudes à 50%. Donc ça double le spectre des possibilités de matcher", explique l'avocate Marie-Christine Chastant-Morand.

Pour les parents de Grégory, ces analyses représenteraient un nouvel espoir. D'autant plus que l'outil en question a déjà permis à Thierry Moser, le conseil historique de Jean-Pierre Villemin, d'obtenir la résolution d'un autre cold case. Il s'agit du dossier Kulik, du nom de cette jeune femme violée et tuée en 2002. L’ADN de parentèle avait alors permis de remonter jusqu’au père d'un des deux suspects. Les parents de Grégory ont également demandé le prélèvement ADN de 37 personnes supplémentaires dans l'entourage élargi du petit garçon.

Europe 1
Par Marion Dubreuil, édité par Jonathan Grelier