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À Lyon, le plus grand rassemblement depuis le début du mouvement avec des heurts en fin de cortège

[© Laurent Vlad / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Au moins 600.000 personnes ont manifesté jeudi en France, plus d'un million selon l'intersyndicale. À Lyon, le plus grand rassemblement depuis le début du mouvement s'est déroulé dans le calme, avant des heurts entre black blocs et forces de l'ordre.

Au moins 600.000 personnes ont manifesté jeudi 5 novembre partout en France, et plus d'un million d'après l'intersyndicale. C'est la mobilisation la plus importante depuis le début de l'automne. 

Les cortèges se sont globalement déroulés dans le calme, malgré quelques heurts en fin de manifestation, notamment à Lyon en fin de matinée.

Un cortège de grande ampleur à Lyon

À Lyon, le rassemblement est le plus important depuis le début du mouvement. Le cortège réunit des lycéens, des étudiants, des cheminots et des enseignants, comme Laurent, professeur d'économie en lycée professionnel. "On est venu dire déjà pour les conditions de travail des enseignants et des élèves, parce que même si notre ministre nous dit qu'il va créer des emplois, il n'arrive pas à faire le plein des concours, donc c'est un peu de l'enfumage."

La manifestation est aussi dirigée contre la vie chère, avec des gilets jaunes, comme Pascal. "Quand on va à Carrefour ou n'importe où, on se retrouve avec trois fois rien dans le chariot et on ne peut pas manger. On arrivait à peu près à tenir jusqu'à la moitié du mois. Et là, maintenant, le 5 du mois, on n'a plus une thune. Macron aurait pu aider au moins le peuple qui est en France."

Des heurts avec les black blocs

Comme à chaque fois, des heurts ont éclaté entre des black blocs et les forces de l'ordre. Une manifestante a tenté de les empêcher de casser. "Ça ne servira à rien de casser ! Les banques et les assurances, on ne va pas pleurer, mais je travaille pour elles. Ça dessert notre cause. On est là pour manifester, pour dire qu'on n'est pas contents, mais on le fait dans le respect."

Sa tentative a été vaine. Des jeunes vêtues de noir et cagoulées ont malgré tout jeté des pavés sur les CRS, avant de s'en prendre au mobilier urbain et aux protections en bois installées sur les façades de banques.

Une voiture a aussi été brûlée sur le parcours de la manifestation lyonnaise. Son propriétaire, un homme sans domicile fixe, explique à la presse avoir tout perdu dans cet acte "totalement gratuit".