Le préfet du Bas-Rhin a annoncé jeudi qu'il allait saisir la justice après qu'un "mannequin géant" à l'effigie d'un CRS a été brûlé en public lors de la manifestation ayant rassemblé de 10.000 à 26.000 personnes dans les rues de Strasbourg.
Le représentant de l'État, Amaury de Saint-Quentin, "condamne avec la plus grande fermeté" cet acte à l'encontre des hommes et des femmes qui s'engagent pour la sécurité de nos concitoyens", a-t-il indiqué dans un communiqué. "Ainsi que demandé par le ministre de l'Intérieur", le préfet "saisira la justice à travers un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale", a-t-il ajouté.
Sur une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on voit le mannequin en carton de grande taille, portant la mention "CRS SS" sur la poitrine, s'effondrer dans les flammes sous les acclamations de la foule, certains manifestants s'écriant "ACAB" (pour "tous les flics sont des salauds").
"La haine antiflic n'a plus aucune limite", a réagi sur le réseau social X le syndicat Alliance Police nationale. "Quelle ignominie, quelle honte!", a-t-il ajouté, dénonçant "une mise en scène de la haine et de la violence contre ceux qui portent l'uniforme".
Un responsable local du parti LR dans le Bas-Rhin, Stéphane Bourhis, s'est également indigné dans un communiqué d'un "appel symbolique à la violence". Si la critique d'une "doctrine de maintien de l'ordre" est légitime en démocratie, une "ligne rouge" a été franchie selon lui avec cet "autodafé qui ne dit pas son nom".
Selon un dernier décompte officiel de Beauvau, 575.000 personnes ont manifesté en France dans 193 cortèges, dont 65.000 à Paris.
"Le bilan national à 18H00 fait état de 448 interpellations", de "53 membres des forces de l'ordre blessés", de "86 interventions pour incendies", a ajouté le ministère, précisant que le bilan restait "provisoire à ce stade" et serait "consolidé dans les prochaines heures".
Avant le début des cortèges, une trentaine d'hommes encagoulés ont escaladé le portail du lycée de Tournefeuille, près de Toulouse, en brisant les vitres vers 8 heures du matin. Ils ont tiré avec des mortiers sur le salle d'accueil du lycée située dans le hall principal.
Les pompiers sont arrivés rapidement sur place, mais ont eux aussi été ciblés. Plusieurs des mises en cause ont alors tenté de leur voler du matériel, sans succès, avant l'arrivée de la police et le début des interpellations.
Il n'y a pas eu de blessure car aucun élève n'était présent dans l'établissement aussi tôt ce matin. Mais les parents sont sidérés et inquiets. "Moi, je suis en colère. On a tiré sur des bâtiments, mais on peut tirer aussi sur des gamins à côté. C'est tellement sauvage. C'est quoi la prochaine étape ? Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que je peux envoyer mon enfant en me disant qu'il va être en sécurité, qu'il ne viendra pas apprendre des choses ? Donc ça ne s'arrête plus et malheureusement, ce sont nos gamins qui trinquent", témoigne François, un parent d'élève.
Des élèves qui ne pourront pas aller au lycée demain, à cause des dégâts. Des vitres brisées à l'entrée, une salle principale complètement détruite et un personnel extrêmement choqué. Alors, y a-t-il un lien ? En-tout-cas, un autre établissement a été ciblé ce matin à Toulouse. Plusieurs hommes ont également tenté d'y mettre le feu. Mais l'opération a été stoppée in extremis par la police.
Selon la CGT, "près de 1,6 million" de personnes ont manifesté jeudi en France contre la vie chère, dont 350 000 à Paris.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé dans un communiqué la réunion, lundi 9 novembre à Matignon, d'une "conférence sociale" avec les syndicats et le patronat.
Près de 600.000 manifestants en France, Paris compris, à 17h00, selon Beauvau.
Plus d'informations à suivre...
À Caen, la manifestation a réuni 12 500 personnes selon le préfet, tandis que les chiffres des syndicats ne sont pas encore connus. La préfecture indique, sur les réseaux sociaux, qu'elle s'est déroulée "dans le calme".
Le préfet déplore toutefois "d'importantes dégradations au sein des lycées Rostand et Fresnel". "Un groupe d'individus a notamment fait irruption dans le hall d'entrée de ces établissements, muni d'extincteurs et de barres de fer, occasionnant des dégradations importantes sur les locaux et les équipements." Il a condamné "avec la plus grande fermeté ces agissements", qu'il juge "inacceptables".
Selon la préfecture de police de Paris, des "fauteurs de troubles" se sont glissés dans le cortège parisien. Peu avant 16h, elle indique que le cortège de l'intersyndicale se dirige de la place de la République à la place de la Nation par le boulevard Voltaire. Sur cet axe, "des individus cagoulés ont commis des dégradations", précise-t-elle. Les forces de l'ordre interviennent pour "isoler les fauteurs de troubles".
Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique et du Parti socialiste à la présidentielle, a quitté la manifestation parisienne, ont constaté des journalistes de l'AFP. Bloqué par des militants place de la République, il y avait été accueilli par des sifflets.
La candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen a affirmé qu'elle refusait d'imposer "de manière autoritaire" aux entreprises une augmentation des salaires, estimant que cela reviendrait à "changer de régime" et à "entrer dans l'URSS".
"On est dans une situation trop fragile pour imposer (aux entreprises) en quelque sorte, de manière autoritaire, une augmentation du SMIC de 10%" comme le demande notamment la CGT, a déclaré à la presse la candidate du RN lors d'une visite au salon Euronaval à Villepinte (Seine-Saint-Denis).
Elles "ne peuvent pas y faire face et, en réalité, on va assister à une vague de licenciements", a-t-elle prévenu, se disant, en revanche, favorable à une incitation pour les entreprises qui augmentaient les salaires de 10% "en les exonérant des charges afférentes". "On ne peut pas faire ça de manière coercitive parce que sinon on change de régime", a expliqué Marine Le Pen. Si on oblige les entreprises à augmenter les salaires, "on rentre dans l'URSS (et) je ne suis pas absolument convaincue de l'efficacité de l'URSS".
Elle a toutefois estimé qu'il est possible d'"expliquer" aux employeurs "qu'il est absolument nécessaire de le faire", que c'est important de faire "attention à leurs salariés".
Près de 10% des agents de la fonction publique d'Etat ont participé jeudi au mouvement de grève dans le cadre de la journée d'action pour les salaires et le pouvoir d'achat, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Action et des Comptes publics.
Au total, 9,89% des agents de la fonction publique d'Etat étaient grévistes à la mi-journée, 4,60% de ceux de la fonction publique territoriale et 3,93% de ceux de la fonction publique hospitalière, a indiqué le ministère.
Présent dans le cortège parisien à l'occasion de la mobilisation, le candidat Place publique à l'élection présidentielle 2027, Raphaël Glucksmann, a déclaré que "s'il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m'en contrefous".
Accueilli par des cris "non, Glucksmann n'est pas un camarade", mais aussi par des "Raphaël président" et quelques applaudissements, il a assuré vouloir "remettre les travailleurs au cœur du contrat social".
La manifestation à l'appel des syndicats pour les salaires et le pouvoir d'achat a démarré vers 14h10 à République dans le centre de Paris, après une minute de silence pour les victimes de l'attentat raciste à Trappes, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Il s'agit de la première manifestation syndicale dans le centre de Paris, et non en périphérie, depuis celle du 17 octobre, qui avait été émaillée de scènes de violences et de pillages ayant fait le tour du monde. Le cortège doit relier la place de la République à celle de la Nation.
La journée d'action nationale de l'intersyndicale a rassemblé en France 270.000 manifestants dans 180 cortèges, hors Paris, selon un bilan à 13 heures des autorités donné par l'entourage de Laurent Nuñez.
Relevant que les "cortèges se déroulent globalement bien", le ministère de l'Intérieur note "des tensions à Lyon, où plusieurs centaines d'individus se sont constitués en black bloc" et des "incidents à Nantes lors de la dispersion du cortège".
Concernant Paris, où la manifestation débute à 14 heures, l'entourage du ministre mentionne de "nombreux cortèges sauvages systématiquement dispersés", par les forces de l'ordre et dirigés vers le point de départ du cortège, place de la République. Beauvau souligne "parallèlement, plusieurs actions violentes commises dans le cadre du mouvement lycéen". Comme près de Toulouse, où un "incendie s'est déclaré dans l'enceinte du lycée Françoise à Tournefeuille à la suite de tirs de mortiers d'artifice, incendiant le local de vie scolaire".
À Rennes, poursuit l'entourage de Laurent Nuñez, "des policiers ont essuyé des jets de boules de pétanque devant le lycée Bréquigny". En outre, "des jets de projectiles visant des personnels d'établissement et les forces de l'ordre sont également signalés notamment à Pau et à Orléans".
Une trentaine d'individus ont pénétré tôt dans un lycée de Tournefeuille près de Toulouse, tirant des mortiers d'artifice et provoquant un incendie rapidement éteint par les pompiers qui a endommagé un local de la vie scolaire, selon la préfecture.
Sur des images d'Ici Occitanie, on voit une dizaine de personnes masquées et vêtues de noir à l'intérieur de l'établissement en train de tirer des mortiers et de jeter des planches et panneaux dans un feu à travers les murs de verre du local de la vie scolaire.
"Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues pour disperser le groupe de casseurs qui s'étaient introduits dans le lycée Françoise" à Tournefeuille, où un dispositif de sécurité avait été mis en place avant les faits, précise la préfecture. Elles ont procédé à leur interpellation, selon la même source. L'incendie a été entièrement éteint et n'a fait aucune victime.
Le préfet de région Fabrice Rigoulet-Roze et le recteur d'académie Karim Benmiloud se sont rendus sur place, condamnant "ces agissements avec la plus grande fermeté".
Un jeune homme a été poignardé en marge d'un blocus ce jeudi matin en Ile-de-France. Les faits se sont déroulés près du lycée Denis Papin à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, tôt ce jeudi matin à 8h30.
Alors que la police sécurise le blocus de l'établissement scolaires, les fonctionnaires aperçoivent à une cinquantaine de mètres des grilles une rixe. Lors de l'intervention, les policiers constatent qu'un jeune adolescent de 15 ans a été poignardé au niveau du thorax.
Un suspect, né en 2006, a été interpellé. Ce dernier explique son geste suite à un désaccord avec la victime. L'homme est également diagnostiqué schizophrène.
La CGT a recensé jeudi à 13H00 "plus de 250.000 manifestants" dans 73 villes, dans le cadre de la journée de mobilisation à l'appel des syndicats pour les salaires, prévenant le gouvernement que seule une "réponse" aux revendications arrêterait la mobilisation.
"Le message est 'rien ne nous arrêtera, la seule chose qui fera cesser la mobilisation est la réponse aux revendications'", a déclaré la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet à la presse avant le départ du cortège parisien. "Plus vous attendez, plus la facture s'élèvera", a-t-elle averti le gouvernement.
Les manifestations et troubles à l'ordre public en France ont eu à ce stade une incidence "extrêmement limitée" sur l'activité d'Air France, a affirmé la compagnie aérienne.
"La demande de voyages d'affaires est excellente. Il n'y a pas d'incidence matérielle depuis le début de ces grandes manifestations en France", a affirmé le directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, lors d'une conférence téléphonique avec la presse sur les résultats trimestriels.
"Pour nous, concernant le chiffre d'affaires, c'est extrêmement limité", a-t-il ajouté. "C'est bien plus faible que nous ne l'aurions prévu. Donc je suis ravi qu'il n'y ait pas d'incidence matérielle à cause de cela".
Le groupe de transport aérien franco-néerlandais a réalisé un très bon troisième trimestre, avec un chiffre d'affaires en hausse de 8 % à 9,916 milliards d'euros, et annoncé des mesures d'économies qui concerneront ses activités aux Pays-Bas, moins rentables que celles en France. La journée interprofessionnelle de grève et de manifestations en France jeudi n'a pas perturbé le trafic aérien.
Selon le site officiel du monument, la tour Eiffel est fermée ce jeudi 5 novembre "en raison de la grève nationale".
Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester jeudi matin en France, à l'appel des syndicats qui réclament des hausses de salaires et une amélioration du pouvoir d'achat, et avec le soutien des étudiants et des lycéens, de nouveau mobilisés devant des établissements. Certaines salles du musée du Louvre sont également fermées en raison de ce mouvement social, est-il indiqué sur le site du musée.
Un peu moins de 33% des établissements d'enseignement supérieur sont "perturbés", soit 60 établissements sur 184, a estimé le ministère de l'Enseignement supérieur dans un message à la presse.
L'Union Étudiante et l'Union syndicale lycéenne (USL) ont de leur côté recensé "90%" des quelque 70 universités de France qui sont "mobilisées", c'est à dire bloquées ou fermées, avec 1.000 lycées (sur 3.700) à l'arrêt partout en France.
Quelque 15,81% des enseignants sont en grève à l'appel des syndicats qui réclament des hausses de salaires et une amélioration du pouvoir d'achat, a indiqué le ministère de l'Éducation nationale.
Le taux de grévistes est de 19,14% dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires) et de 13,53% dans le second degré (collèges et lycées), a détaillé le ministère dans un communiqué. Le Snes-FSU, premier syndicat dans le second degré, a affirmé de son côté avoir recensé 52% des personnels en grève dans les collèges et lycées.
Le lycée Tournefeuille de Toulouse est en flamme.
🔴🇫🇷🔥 ALERTE INFO | Des individus ont mis le feu ce matin au lycée Tournefeuille de Toulouse. https://t.co/wJO3RJTEfs
— French Report (@french_report78) November 5, 2026
Environ 2,2% des établissements scolaires étaient "bloqués" jeudi matin, soit 81 lycées sur 3.700, dans le cadre de la journée de mobilisation à l'appel des syndicats, selon Matignon, tandis que l'Union syndicale lycéenne (USL) faisait état de 1.000 lycées "à l'arrêt", soit à la fois ceux bloqués et ceux fermés administrativement.
"À 10h00, 2,2% soit seulement 81 établissements" étaient "bloqués", selon Matignon. Et "aucune situation de blocage n'est relevée dans 84% des départements", a ajouté le ministère de l'Education.
Les responsables de la CFDT et de la CGT ont à nouveau réclamé jeudi matin une hausse substantielle du Smic et, au-delà, des augmentations des salaires dans leur ensemble, avant le départ de cortèges dans toute la France.
"Il y a une forte attente sur un véritable geste significatif", a déclaré sur RMC-BFMTV Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, qui réclame 100 euros d'augmentation nette supplémentaire du salaire minimum, le seul en France à évoluer automatiquement en fonction de l'inflation.
Les syndicats interprofessionnels appellent jeudi à manifester ou faire grève pour réclamer des hausses de rémunération. Une mobilisation rejointe par les jeunes qui protestent depuis mi-septembre contre leurs conditions d'études, ainsi que par des gilets jaunes.
"La France est le pays européen qui a le moins augmenté son salaire minimum depuis dix ans. Nous sommes maintenant un pays de bas salaires", a dénoncé sur LCI Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.
Emmanuel Macron paye "pour toute son oeuvre" avec le mouvement social actuel, a estimé jeudi la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier qui juge que ça va être "compliqué" pour l'exécutif de répondre à "une convergence des luttes".
Le chef de l'État "finit son mandat comme il a gouverné, c'est-à-dire seul contre tous. Et là, on a une sorte de mouvement social qui est son bilan de mandat, c'est pour toute son oeuvre pendant dix ans", a estimé Mme Tondelier sur Public Sénat
La candidate écologiste à la présidentielle juge "que ça va être dur pour eux (l'exécutif, NDLR) de répondre, parce que il y a eu des mouvements, par exemple sur les retraites, où on manifestait pour le retrait de cette réforme, là, c'est un peu pour toute leur oeuvre".
"Du fait qu'ils n'ont pas répondu aux lycéens pendant un mois et demi, maintenant il y a une convergence des luttes et donc il y a beaucoup de sujets sur lesquels ils vont devoir répondre : le pouvoir d'achat, l'écologie, les mesures féministes, etc", a-t-elle estimé.
Le ministère de l'Éducation nationale estime le taux de grévistes à 17,54% dans le premier degré public. S'il juge "difficile de figer une moyenne nationale" dès mercredi, le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, s'attend à une forte mobilisation, avec "un enseignant sur deux gréviste dans l'Oise, 40% en Eure-et-Loir et entre 50 et 70% en Ille-et-Vilaine". "En Seine-Saint-Denis, les prévisions atteignent jusqu'à 75% dans certains secteurs, tandis qu'à Paris, nous recensons déjà près de 80 écoles fermées", ajoute le syndicat.
Les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, Unsa ferroviaire, Sud Rail et CFDT) ont appelé ensemble à la grève. La direction prévoit un trafic allant de "perturbé" à "fortement perturbé" sur les lignes régionales, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, dans les Hauts-de-France, en Bretagne et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais préservé sur les grands axes, avec un TGV sur dix supprimé. Ce sera plus compliqué sur les Intercités et les TER.
En Île-de-France, le trafic sera affecté sur les RER B, C, D et E, ainsi que sur les lignes J, L, H, N, R et U, avec entre un train sur deux et un train sur trois supprimé. Il sera normal sur le RER A et les lignes K, P et V. La RATP table sur un trafic normal sur ses métros, bus et tramways. Retrouvez notre article ici.
Les autorités attendent 500.000 à 700.000 personnes hors de Paris et 40.000 à 80.000 personnes dans la capitale.
Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mobiliser 70.000 policiers et gendarmes, promettant "une réponse d'une extrême fermeté" aux éventuels "débordements".
"Ce n'est pas avec des mesures sécuritaires qu'on va mettre fin aux manifestations, c'est en répondant aux revendications", a critiqué sur LCI Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, évoquant 260 manifestations prévues dans toute la France.
cette journée de mobilisation s'accompagne de protestations sur des atteintes alléguées à la liberté de manifester, face aux interdictions dans plusieurs villes de défiler dans certaines parties des centres-ville.
À Toulouse, l'intersyndicale a décidé de maintenir son parcours initial et à Bordeaux un accord a été finalement trouvé sur un tracé au centre-ville, avec un périmètre d'interdiction dans les artères les plus commerçantes, selon la préfecture.
À Lyon, la préfecture qui avait interdit la manifestation dans l'hyper-centre et proposé un autre parcours en ville, a obtenu raison auprès de la justice.
A Paris, des rubalises ont été installées par la police le long du boulevard Voltaire, qu'empruntera finalement le cortège après un bras de fer judiciaire perdu par l'intersyndicale contre la préfecture de police. Des commerces ont protégé leurs vitrines avec des planches de bois.
"On a besoin de faire nombre pour être entendus aujourd'hui", a appelé Sophie Binet, jugeant "inédit de telles remises en causes des libertés fondamentales".