A la mairie de Levallois-Perret, les ambitions des Balkany ne font plus l'unanimité

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Le procès de Patrick Balkany ne met pas fin aux ambitions électorales des deux époux 1:32
Le procès de Patrick Balkany ne met pas fin aux ambitions électorales des deux époux © Thomas SAMSON / AFP
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A deux jours de l'ouverture de son procès en appel pour fraude fiscale, la cour d'appel de Paris a refusé lundi la troisième demande de mise en liberté déposée par Patrick Balkany. Pas de quoi mettre un terme à ses ambitions électorales : le maire entend conduire une liste aux municipales de mars 2020. 
REPORTAGE

Troisième demande rejetée. Patrick Balkany comparaîtra détenu à son procès en appel pour fraude fiscale qui s'ouvre mercredi, après que la justice a rejeté une nouvelle demande de mise en liberté. Une incarcération qui n’éteint pas les ambitions électorales du maire de Levallois-Perret pour le scrutin municipal de mars prochain. Mais l'ambition sans faille des Balkany ne fait plus l'unanimité, même dans les rangs de sa majorité. Pour preuve, un conseil municipal houleux qui a eu lieu lundi soir. 

"Je n'approuve pas cette décision"

Le conseil municipal, présidé par Isabelle Balkany, vient de commencer, quand l’adjointe aux affaires administratives, Sylvie Ramon, fidèle parmi les fidèles, élue depuis 35 ans, tente alors d’exprimer son malaise. "J’ai pris acte de votre décision de présenter une liste aux prochaines élections municipales de Levallois, conduite par monsieur le maire et vous-même, malgré le calendrier judiciaire des prochains mois. Je n’approuve pas cette décision", lance-t-elle. Elle est interrompue par Isabelle Balkany, qui coupe aussitôt son micro.

Sylvia Ramon sort alors de la salle. "Je suis très fière d'avoir travaillé avec Patrick Balkany, mais effectivement ça fait quelques années que nous vivons au rythme de tout cela, et ce n’est pas facile. Cette attitude de 'après moi le déluge', je ne suis pas d’accord." Une démission isolée qui ne perturbe pas Isabelle Balkany, certaine du soutien des autres élus de la majorité. "Quasiment la totalité a envoyé au maire ou à moi des messages de soutien", assure-t-elle. Les anti-Balkany sont pourtant formels : la campagne qui s’annonce est loin de faire l'unanimité dans la majorité municipale.  

Europe 1
Par Claudia Bertram, édité par Laetitia Drevet