78% des jeunes ont une image positive de la police nationale

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Les jeunes interrogés ont conscience des conditions de travail difficiles des policiers.
Les jeunes interrogés ont conscience des conditions de travail difficiles des policiers. © MARTIN BUREAU / AFP
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Selon un sondage Ipsos, consulté par Europe 1, près d'un jeune sur trois a déjà envisagé de rentrer dans la police.

La nouvelle campagne de recrutement de la police nationale démarre mardi, à la télévision et sur Internet. 8.000 postes sont à pourvoir. Un spot publicitaire sera d'ailleurs diffusé mardi soir à 20h45 pour inciter à s'engager, une première depuis 18 ans. À cette occasion, Europe 1 a pu se procurer les résultats d'un sondage réalisé par l'institut Ipsos sur l'image de la police, notamment auprès des jeunes. Et contrairement aux idées reçues, le résultat est loin d'être négatif.

Une image positive. Pour cette étude inédite et très détaillée, l'institut Ipsos a interrogé un panel de 460 jeunes, de 16 à 26 ans. Et 78% d'entre eux disent avoir une image positive de la police. Mais ils ont aussi une vision très réaliste du métier de policier, un métier à risques, selon eux, avec des conditions de travail difficiles, dues notamment au manque de moyens et d'effectifs.

Un jeune sur trois à déjà envisagé de devenir policier. Les jeunes interrogés estiment également que les policiers manquent de reconnaissance, qu'ils sont mal-aimés par la population. Quant aux femmes, elles ont l'image d'un métier très masculin où il est difficile de s'imposer. Malgré tout, près d'un jeune sur trois, soit 31% des sondés, a déjà envisagé d'être policier.

Enquêter et protéger. La police technique et scientifique les attire à 72%. Vient ensuite la police judiciaire (45%), presque à égalité avec les services de renseignement (44%), suivi du RAID (40%). Pour autant, ils ne rêvent pas forcément de devenir des agents d'élite. En effet ce qui les motiverait surtout à l'idée d'être policier, c'est autant de "mener des enquêtes" que "de protéger la population". À quel prix ? C'est la surprise de cette étude : 93% des jeunes sous-estiment largement le salaire d'un gardien de la paix, alors même qu'un jeune titulaire en Île-de-France touche 1.900 euros net.