Dans une vidéo publiée le 29 avril dernier, Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, critique la tenue des banquets du Canon français. Selon lui, la consommation de porc dans ces événements serait une manière d'exclure "symboliquement" une partie de la population.
Les polémiques autour du Canon français ne cessent d'enfler. Certains partis de gauche souhaitent son interdiction, comme le député PS Arthur Delaporte, qui a relevé des "propos racistes et de saluts nazis" lors d'un événement à Caen, le 18 avril dernier. C'est aussi le cas de Chems-eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui a largement critiqué la tenue de ces banquets.
Pour lui, il ne s'agit pas de simples repas festifs. Dans une vidéo publiée le 29 avril dernier, il dénonce une mise en scène identitaire autour de la consommation de porc.
Les organisateurs critiquent une récupération politique permanente
"Le 18 avril, 4.000 convives autour d'un cochon à la broche. Un banquet présenté comme la célébration des valeurs françaises, un banquet où l'on chante à la gloire d'une figure politique en excluant symboliquement ceux qui ne ressemblent pas", peut-on ainsi entendre.
Des propos qui ont été vivement critiqué par le maire LR de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, qui va accueillir un banquet. Sur Sud Radio, il reproche à Chems-eddine Hafiz d'attiser les tensions communautaires et défend le droit de célébrer les traditions françaises.
"Il est très lié au régime algérien. Il est en train de nous dire que, finalement, en France, si vous vous retrouvez pour manger un bout de cochon, vous excluez ceux qui n'en mangent pas", a-t-il souligné.
De leur côté, les organisateurs du Canon français assurent vouloir simplement promouvoir la gastronomie et dénoncent une récupération politique permanente.