Romain Sciama 7:35
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Laetitia Drevet
Les capteurs AtmoTrack offrent une information précise et localisée sur la qualité de l'air des collectivités, des données utiles pour une action plus ciblée, explique son co-créateur sur Europe 1. 
INTERVIEW

La pollution de l'air est responsable de 48.000 décès prématurés par an dans l'Hexagone, selon Santé publique France. Et la situation ne va pas en s'améliorant. Pour s'attaquer au problème, il est nécessaire d'en connaître les origines et l'étendue précise. C'est l'objectif d'AtmoTrack, un système de mesure et de surveillance co-élaboré par Romain Scimia. "Il s'agit de capteurs plus localisés pour une information plus précise", résume-t-il au micro d'Europe 1.

Données localisées

AtmoTrack mesure le taux de particules fines, de dioxyde d'azote, de monoxyde de carbone... Tout un ensemble de données récoltées sur un territoire particulier, qui permet de comprendre où se situent les pics de pollution, d'où ils viennent et l'échelle de de leur impact potentiel. "On installe ces capteurs sur le toit de voitures, sur des abribus ou encore sur des façades d'immeuble, ce qui nous permet d'avoir des données très localisées", explique Romain Sciama. 

Renforcer les dispositifs existants 

Les capteurs AtmoTrack renforcent les dispositifs comme Airparif (un organisme agréé par le ministère de l'Environnement qui surveille la qualité de l'air en Île-de-France), en leur proposant des données plus précises. "On peut par exemple poser des capteurs dans les établissements qui reçoivent un public sensible, comme les crèches et les hôpitaux, pour leur permettre d’adapter confinement ou aération à la qualité de l'air." 

Grâce à son système, Romain Sciama veut permettre aux collectivités ou aux entreprises intéressées d'adopter une action plus ciblée, et donc plus efficace, pour préserver la santé des Français.