À l’occasion d’Octobre rose, le dépistage du cancer du sein est au cœur des campagnes de sensibilisation. En France, plus de 60.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Détectée tôt, la maladie se guérit dans neuf cas sur dix, mais seule une femme sur deux concernée participe au dépistage organisé.
C’est le début d’Octobre rose, le mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Chaque année, plus de 60.000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués en France. Une maladie qui, si elle est dépistée tôt, se soigne particulièrement bien.
"Répétition tous les deux ans"
Détecté tôt, le cancer du sein se guérit dans neuf cas sur dix, d’où l’importance pour les femmes de plus de 50 ans de faire tous les deux ans une mammographie. Le dépistage précoce permet de repérer les tumeurs encore très petites et localisées, rappelle Emmanuel Ricard, directeur du service Prévention et Promotion des dépistages de la Ligue contre le cancer.
"Quand on a un petit amas de cellules qui n’est pas encore détectable, en le revisualisant tous les deux ans, on peut voir son apparition avant qu’il soit trop important. D’où la notion de la répétition tous les deux ans", insiste-t-il.
En France, seulement la moitié des femmes concernées se font dépister. Pourtant, un diagnostic précoce a d’autres avantages. Il permet souvent aux patientes de bénéficier de traitements moins lourds et sur une plus courte durée.
La qualité de vie est donc moins altérée. Emmanuel Ricard rappelle par ailleurs l’importance du suivi gynécologique pour les femmes de moins de 50 ans, afin de repérer les anomalies au niveau de la poitrine et de prescrire, si nécessaire, une mammographie.