Décrocher un rendez-vous chez le médecin peut virer au casse-tête. C'est ce que confirme une étude menée par Doctolib et la Fondation Jean-Jaurès, dévoilée ce mardi 19 mai, qui met en lumière de grands écarts de délais selon les spécialités.
Quels sont les délais de rendez-vous médicaux pour chaque spécialité ? Une étude de Doctolib et la Fondation Jean Jaurès, pour le média ICI, lève le voile sur cette question.
Entre les professionnels de premier recours, accessibles en moins de deux semaines, et les spécialistes aux délais parfois très longs, l'étude révèle un écart criant dans l'accès aux soins.
Des semaines d'attente chez les spécialistes
Les résultats s'appuient sur plus de 234 millions de consultations réalisées en 2025 sur la plateforme, auprès de 80.000 praticiens libéraux, dans dix professions de santé réparties entre soins de premier recours (médecins généralistes, kinésithérapeutes, pédiatres, sages-femmes, chirurgiens-dentistes) et spécialités (cardiologues, dermatologues, gynécologues, ophtalmologues, psychiatres).
Selon cette étude, les délais d'attente sont les plus longs en France en cardiologie (42 jours), suivis de ceux de la dermatologie (32 jours), de l'ophtalmologie (21 jours), de la gynécologie et de la psychiatrie.
Plus de 70 % des rendez-vous chez un dermatologue ou un cardiologue sont obtenus au-delà de sept jours. En comparaison, plus de 60 % des téléconsultations en médecine générale et en pédiatrie sont obtenues en moins de 48 heures.
Des améliorations dans quatre spécialités
Cette étude permet aussi d'observer des améliorations dans certaines spécialités. Entre 2023 et 2025, l'ophtalmologie enregistre une baisse de quatre jours, la dermatologie de trois jours, la gynécologie de deux jours et la chirurgie dentaire d'un jour.
À l'inverse, la pédiatrie, les sages-femmes, la cardiologie et la psychiatrie voient leurs délais augmenter d'un jour chacune. La médecine générale et la kinésithérapie, elles, restent stables. La téléconsultation a par ailleurs fortement réduit les délais : en médecine générale, il faut désormais attendre en moyenne 0,9 jour, et 3,8 jours en dermatologie.
L'étude met aussi en lumière de fortes inégalités territoriales. En cardiologie par exemple, le délai d'attente varie de 16 jours à Paris à 164 jours dans le Gers.