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Maladie d'Alzheimer : une découverte majeure pourrait révolutionner les traitements

La maladie d'Alzheimer touche chaque année 225.000 nouveaux patients. [Julien Coquentin / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont identifié le rôle de cellules du cerveau appelées tanycytes dans l’élimination d’une protéine impliquée dans la maladie d'Alzheimer. Une découverte qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre cette pathologie qui touche des millions de personnes.

Une maladie qui touche chaque année 225.000 nouveaux patients, contre laquelle les chercheurs de l'Inserm ont peut-être identifié une nouvelle piste de traitement. La maladie d'Alzheimer atteint 8 % de la population française âgée de plus de 65 ans. Les scientifiques de l'Inserm ont récemment fait une découverte majeure qui pourrait révolutionner les traitements contre la maladie.

Les chercheurs s'intéressent plus précisément à certaines cellules du corps humain qui pourraient être à l'origine du développement d'Alzheimer. Leur étude a été publiée dans la revue Cell Press Blue et elle a de quoi donner de l'espoir à toutes les personnes touchées par la maladie.

Les cellules tanycytes dans le viseur

Pour la première fois, les chercheurs ont découvert que des cellules du cerveau appelées tanycytes transportent et éliminent la protéine responsable de la maladie d'Alzheimer. Cette protéine est évacuée du cerveau vers le sang. Mais chez les malades, ce système est défaillant.

En analysant le cerveau de personnes décédées atteintes d'Alzheimer, les chercheurs ont constaté que les cellules tanycytes étaient très abîmées. Agir sur ces cellules pourrait donc permettre de soigner les malades.

"Retarder l'apparition de cette pathologie"

"Grâce à l'identification de certains marqueurs de souffrance de ces tanycytes, on pourra détecter les personnes qui commencent à produire ces marqueurs assez tôt dans leur vie. Et du coup, peut-être empêcher ces personnes de développer la maladie d'Alzheimer ou au moins retarder l'apparition de cette pathologie", explique Vincent Prévot, directeur de recherche à l'Inserm et responsable de cette étude.

D'autres études vont être menées pour identifier les personnes susceptibles de développer un dysfonctionnement des cellules tanycytes. Cette découverte est un immense espoir, alors qu'il n'existe aujourd'hui aucun traitement curatif pour la maladie d'Alzheimer.