À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, ce mercredi 4 février, focus sur une avancée majeure de la recherche médicale : la biopsie liquide. Cette simple prise de sang permet d’analyser l’ADN tumoral, d’adapter plus finement les traitements et d’améliorer le suivi des patients, alors que le nombre de cancers ne cesse d’augmenter en France et dans le monde.
Ce mercredi 4 février 2026 est marqué par la journée mondiale de lutte contre le cancer. Entre 1990 et 2023, le nombre de nouveaux cas de cancer a plus que doublé dans le monde, atteignant 18,5 millions de personnes en 2023.
Sur la même période, le nombre de morts a, lui, progressé de 74%, avec 10,4 millions de décès en 2023. En France, en 2023, 433.000 nouveaux cas de cancers ont été détectés selon l’Institut national du cancer, pour plus de 160.000 décès.
Mais grâce au progrès de la recherche, ces chiffres pourraient s’améliorer. Les scientifiques mettent beaucoup d’espoir dans ce qu’on appelle "la biopsie liquide", une simple prise de sang qui révolutionne la prise en charge des patients.
"Je vais pouvoir adapter mon traitement"
Désormais les médecins peuvent, grâce à une simple prise de sang analyser l’ADN des cellules cancéreuses. Cette biopsie liquide permet d'avoir le traitement le plus adapté à la tumeur explique Professeur Steven Le Gouill, directeur de l'Institut Curie.
"Dans les biopsies liquides, l'intérêt c'est de pouvoir avoir en miroir ce qui se passe dans la tumeur. En cours de traitement pour voir si on répond si on a une décroissance de la masse tumorale. Ensuite, on peut adapter la stratégie thérapeutique. À la survenue de mutations qui vont montrer que le traitement ne fonctionnerait pas, je vais pouvoir adapter mon traitement", détaille-t-il.
Une meilleure qualité de vie pour les malades
La biopsie liquide est utilisée pour la prise en charge des cancers du sein, du poumon, de la prostate ou encore de l'ovaire. Elle offre meilleure qualité de vie aux malades.
"On n'a pas des prélèvements invasifs qui nécessitent de mettre une aiguille. On le fait sur une simple prise de sang. C'est faisable plus fréquemment. Plutôt que de mobiliser un scanner, une IRM, faire une biopsie, vous avez là un accès très facile", lance le Professeur Steven Le Gouill.
Plus de confort et un meilleur suivi. Selon une récente étude de l’Institut Curie, avoir recours à cette simple prise de sang après la fin des traitement réduit de 56% le risque de rechute chez les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique.