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Cancer du col de l’utérus : un cancer largement évitable, grâce à la vaccination et au dépistage

[Jean-François FORT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Ce lundi débute la Semaine européenne de prévention et de dépistage des cancers du col de l’utérus, organisée du 26 au 31 janvier 2026. Chaque année en France, 3.100 nouveaux cas sont diagnostiqués et près de 1.000 femmes en meurent. Un chiffre alarmant, alors même que ce cancer peut, dans la majorité des cas, être évité grâce à la vaccination et au dépistage.

Chaque année, environ 3.100 cancers du col de l’utérus sont détectés en France. Un tiers des patientes ne survivent pas à la maladie, soit près de 1.000 décès par an. Pourtant, ce cancer fait partie de ceux que l’on peut largement prévenir, grâce à deux mesures complémentaires et indissociables : la vaccination contre les papillomavirus (HPV) et le dépistage régulier.

Dans 95 à 100 % des cas, le cancer du col de l’utérus est causé par une infection persistante au papillomavirus. La vaccination permet ainsi de réduire de 90 % le risque de développer la maladie. Il est donc important que les jeunes se fassent vacciner aux âges recommandés : entre 11 et 14 ans , précise le professeur Xavier Carcopino, président de la Société française de colposcopie.

Une efficacité vaccinale qui diminue avec l’âge

L’âge auquel la vaccination est réalisée joue un rôle clé dans son efficacité. "L’efficacité vaccinale baisse au fur et à mesure de l’âge de la vaccination. C’est-à-dire que si vous avez été vacciné après 15 ans, on a une efficacité vaccinale qui est moins bonne. Et donc, en fait, vous ne pouvez pas garantir aux gens vaccinés qu’ils ne feront jamais de lésion précancéreuse ou jamais de cancer", explique le spécialiste.

C’est pourquoi le dépistage reste indispensable, y compris chez les personnes vaccinées. Il permet de détecter les lésions précancéreuses avant que les cellules ne se transforment en cancer. "Il suffit d’enlever quelques millimètres du col. Ce sont des gestes très faciles à faire, en ambulatoire, et ce traitement garantit une guérison", souligne le professeur Carcopino.

Malgré ces moyens de prévention efficaces, les chiffres restent insuffisants. Seules 60 % des femmes âgées de 25 à 65 ans réalisent un dépistage régulier. La couverture vaccinale demeure également trop faible : moins de la moitié des adolescentes sont vaccinées, et seulement 30 % des garçons ont reçu le vaccin contre le papillomavirus.

Un retard préoccupant, alors même que vaccination et dépistage combinés pourraient permettre de réduire drastiquement l’incidence et la mortalité de ce cancer évitable.