Bientôt une "crise sanitaire" dans les urgences pédiatriques à cause d'une erreur administrative ?

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En raison d'une erreur de l'administration, les urgences pédiatriques sont au bord "d'une crise sanitaire" alertent 28 chefs de service en Île-de-France. Alors que l'hiver arrive dans quelques semaines, une dizaine d'hôpitaux pourraient manquer d'internes.

Alors que la tension sociale est toujours aussi forte dans les hôpitaux partout en France, certains services d'urgences pédiatriques pourraient vivre un hiver très compliqué. 28 chefs de service en Île-de-France affirment même que ces services sont au bord d'une "crise sanitaire". Et pour cause : une dizaine d'hôpitaux vont manquer d’internes cet hiver, au moment où les épidémies de bronchiolite et de gastro-entérite vont se multiplier.

La faute incomberait aux responsables administratifs des hôpitaux. Au moment d'attribuer les postes aux internes, ils se sont trompés dans leurs estimations, en ouvrant trop de postes :  327 au lieu de 175 par exemple l'an dernier. Conséquence principale : les internes se sont rués sur les hôpitaux parisiens tels que l’Hôpital Necker, la Pitié Salpêtrière ou encore l’Hôpital Robert Debré, qui n'en avaient pas forcément besoin d'autant. Et en grande banlieue, à Melun-Sénart, Evry, ou Rambouillet, il y a donc des services pédiatriques dans lesquels il n'y a aucun interne.

Des mesures incitatives pour faire venir les médecins

L'Agence régionale de santé (ARS) cherche désormais des solutions. Elle appelle d'abord au volontariat, notamment auprès d'une quarantaine d'internes qui sont dans des services parisiens où ils sont un peu plus nombreux que nécessaire. "Tout le travail va consister maintenant à contacter individuellement les internes qui sont sur ces établissements", explique Didier Jaffre de l'ARS.

"L'Agence va bien entendu accompagner financièrement cette incitation de manière à ce qu'elle soit positive. On serait sur un tiers de rémunération de plus", annonce-t-il au micro d'Europe 1. Cette augmentation représenterait 500 euros sur un salaire de 1.500. Et les maires de certaines villes de banlieue ont déjà proposé des logements pour accueillir les internes volontaires.

Europe 1
Par Virginie Salmen, édité par Ariel Guez

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