Covid : les Français n’abusent pas des arrêts maladie

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arret maladie 1:24
Un système d'arrêt maladie "immédiat" a été mis en place pour favoriser un isolement plus rapide des salariés en cas de symptômes du Covid. © AFP
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Un dispositif d'arrêt de travail dérogatoire a été mis en place pour les personnes présentant des symptômes du coronavirus. En trois semaines, l'Assurance maladie a reçu 65.000 demandes, un chiffre peu élevé qui témoigne que les abus sont peu nombreux. 

Le dispositif d'arrêt de travail dérogatoire pour les personnes présentant des symptômes du Covid-19, mis en place il y a trois semaines, ne suscite que peu d'abus. Selon l'Assurance maladie, plus de 65.000 demandes ont été déposées, soit en moyenne 3.000 par jour. Preuve selon elle que cette mesure "répond à un vrai besoin, mais également que son utilisation demeure appropriée et légitime", comparé aux quelque 30.000 arrêts quotidiens indemnisés en 2019.

 

Depuis le 10 janvier, il est possible d'obtenir en ligne (declare.ameli.fr) un arrêt maladie "pour un isolement immédiat, sans délai de carence", au cas où un salarié ressent des symptômes du Covid. Il n'est pas nécessaire de passer par un médecin, sous réserve d'effectuer un test de dépistage PCR sous 48 heures. Si le test est négatif, le salarié doit reprendre le travail et ne touchera plus d'indemnités journalières. 

30% des demandeurs testés positifs 

D'ailleurs, "un peu plus de 30%" des demandeurs "ont eu un résultat de test positif", un taux "très nettement supérieur" aux 6% à 7% relevés au niveau national, ce qui confirme que le service "est bien utilisé par des assurés dont l'état laisse présumer une contamination". La plupart sont des salariés du privé (68%), mais des fonctionnaires (16%) et des professionnels de santé (6%) bénéficient aussi de ces arrêts "immédiats". 

La durée moyenne est de 1,9 jour, un délai jugé "cohérent" avec celui des tests PCR, dont les résultats sont très souvent rendus en moins de 24 heures. Pour "éviter toute utilisation abusive", l'Assurance maladie indique que son service médical contrôle une centaine de dossiers chaque jour et souligne que "moins de 2% ne remplissent pas les critères d'indemnisation".